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Interview : Célia Bourgeois

Auteur d'une première saison encourageante en coupe du monde la sociétaire du Team Grenoble souhaite faire encore mieux dans le futur, mais elle connait les exigences d'un circuit qui ne pardonne pas la moindre faiblesse.

Célia Bourgeois a participé à six épreuves individuelles de coupe du monde, deux relais et un team sprint, sa meilleure performance elle est allé la chercher devant son public sur la boucle si difficile de La Clusaz.

Quelques semaines plus tard elle marquera une fois encore des points à l'occasion de l'étape de Vancouver. Elle compte également une victoire et deux podiums réussis en OPA Cup.

www.ski-nordique.net a voulu en savoir plus à l'issue de cet hiver plein de promesses :

Célia, tu viens de terminer une première saison complète en coupe du monde, es tu satisfaites de tes prestations ?

« Il y a eu des hauts et des bas mais globalement oui  je suis plutôt contente, mais il ne faut jamais être vraiment satisfaite, alors je veux faire encore mieux… »

Ton meilleur résultat c’est une 23e place à La Clusaz, certainement aussi un excellent souvenir ?

« Oui déjà c’est ma meilleure place en coupe du Monde, le meilleur résultat de ma carrière mais en plus en France devant beaucoup de spectateurs et surtout ma famille, ça restera je pense le meilleur moment de sport que j’ai vécu. »

 Par contre depuis cette étape française, tu n’es rentrée qu’une fois dans les points, c’était à Vancouver et beaucoup de monde n’avait pas effectué le déplacement, as-tu connu des soucis de forme ou est ce du à autre chose ?

« Effectivement j’ai eu un gros coup de fatigue à partir de Vancouver, et le décalage n’a pas arrangé ça. Heureusement on (avec mon encadrement) s’en est vite rendu compte, j’ai coupé quelques jours, fait l’impasse sur quelques courses et je me suis repréparée pour les Championnats du Monde. Cela m’a vraiment fait du bien, je suis repartie sur de bonnes bases et les Mondiaux se sont plutôt bien passés (28ème du 30km). »

Cela a beaucoup mieux fonctionné en OPA Cup avec un succès et quelques podiums, la pression et le niveau que l’on retrouve en coupe du monde sont ils difficiles à appréhender ?

« Le niveau de la coupe du Monde est vraiment très élevé et il faut être au top à tous les niveaux que se soit mental, physique, technique sans parler du matériel. Quand le moindre de ces paramètres est ne serais-ce qu’un peu moins bon, les places défilent on se retrouve vite derrière. Alors quand on n’a pas le niveau physique ou technique comme moi en classique, il vaut mieux se préparer en coupe OPA dans le but de travailler et d’acquérir de bonnes bases pour la coupe du Monde. Pour ma part je vais beaucoup travailler ce style pour progresser et combler ce manque. »

Jamais encore tu n’a pris le départ d’une épreuve coupe du monde en classique, vas-tu travailler en conséquence cette technique ?  On sait que les françaises ont vraiment besoin de progresser dans ce style ?

« En fait j’ai déjà pris le départ d’une course en classique puisque que j’ai fait le deuxième relais de la coupe du Monde de La Clusaz. Une super expérience mais aussi très dure, je sais que je dois énormément travailler cette technique car je suis très en retard, venant du biathlon cela fait seulement 2ans que j’ai repris ce style. En France la culture n’est pas au classique du moins pas autant que les pays scandinave comme la Finlande notamment, nous savons que nous devons bosser et c’est ce que nous allons faire… »

A 26 ans, tu es encore une jeune skieuse, quels sont les grands objectifs l’an prochain ? de ta carrière ?

« Depuis que j’ai repris le haut niveau je prends les choses comme elles viennent car je sais qu’on peut vite être en haut et surtout vite être en bas, alors je me prépare toujours au pire mais toujours dans le but de progresser et de faire du mieux que je peux. Mes futurs objectifs sont simples , l’an prochain il y a les JO…Après on verra… »

Penses tu être capable un jour de jouer le podium en coupe du monde ? 

« Pour l’instant non c’est sur…après on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait…je ne pose pas cette question pour l’instant car je sais que si ça arrive ça ne sera pas pour demain alors je vais déjà me concentrer sur ce qui est réalisable dans un avenir proche… »

Est-ce que tu arrives à vivre de ton sport ? Quelles sont tes ressources financières ? Le Team Grenoble est il indispensable à ta réussite ?

« Vivre à peu près…je travaille dès que j’ai un moment, en avril j’ai bossé 3 semaines à l’Alpe d’Huez en tant que monitrice de ski. Je fais des programmes d’entrainement via internet et j’entraine les jeunes du comité et du ski étude de Villard de Lans dès que je peux, mais ce n’est pas facile d’allier entrainement et travail.

Depuis l’an dernier j’ai un contrat bandeau avec la ville de Grenoble.

Le Team…c’est simple sans lui je ne pourrai pas faire de ski, il m’aide ENORMEMENT tant sur les remboursements de mes frais (avions, déplacements, inscriptions, stages, etc ) que sur la recherche de sponsors. J’en profite d’ailleurs pour les remercier tous … »

 

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