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Patinage Artistique : Brian Joubert veut sa médaille olympique

Auréolé de ses quatorze médailles internationales, Brian Joubert attend toujours son podium olympique.

"Brian est avant tout un champion. Je suis persuadé qu'il est capable d'aller chercher ce dont il a besoin, ce dont il a rêvé, ce pour quoi il nous a 'bassiné' pendant des années en nous disant que c'était son rêve", affirme Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace.

A 25 ans, le champion du monde 2007 se dit enfin prêt à réaliser son rêve: devenir champion olympique. Son rêve a toutefois pris du plomb dans l'aile lors de l'Euro, il y a quelques semaines à Tallinn. Victime d'erreurs dans son programme libre lors d'un duel "psychologique" avec le champion olympique en titre, le Russe Evgeni Plushenko, il n'a terminé qu'à la troisième place.

"Ca a été très salutaire de prendre une 'beigne' à l'Europe. Il va être très fort aux Jeux olympiques" tempère Gailhaguet.

Après s'être séparé en avril dernier de Jean-Christophe Simond, l'entraîneur de son premier titre mondial, Joubert est retourné avec Laurent Depouilly, le coach de ses jeunes années et de la première médaille d'or européenne.

Il s'est aussi adjoint les services de Albena Denkova et Maxim Staviski, novices en la matière mais double champions du monde.

"Ils m'ont beaucoup appris sur le patinage. Du coup, je vais plus vite en utilisant moins d'énergie", apprécie Joubert, en nets progrès sur la chorégraphie.

En choisissant de travailler avec des danseurs, Joubert a résolument voulu atténuer cette image de +sauteur+ pour valoriser l'artistique, un domaine où il espère faire la différence contre Plushenko.

"Brian ne lâche pas un point sur les pirouettes, les pas, tout ce qui est travaillé depuis des mois. On lui rabâche que s'il veut gagner ou du moins espérer arriver à ses objectifs, c'est surtout en ne lâchant pas les autres éléments que ses sauts", explique Depouilly.

En espérant que Brian Joubert saura « rebondir » à Vancouver mais la tâche s’annonce rude face à Plushenko, Lambiel et aux ambitieux nord-américains

(avec AFP)