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"Pensées Olympiques" par Marie-Laure Brunet

"Games over… Les Jeux sont finis et ce matin, cela fait presqu’une sensation de vide. Il n’y aura pas, sur l ‘écran, ces images de sport, de fête, de joie, de peine aussi parfois, qui m’ont pris les tripes pendant deux semaines." explique la Dauphinoise sur son site.

Voilà la suite de ses impressions, écrite avec la plume et l'enthousiasme d'une vraie passionnée :

"J’ai aimé cette quinzaine, toutes les valeurs qui s’en sont dégagées. J’ai adoré la dimension humaine et culturelle de l’événement, tout comme j’ai vibré aux exploits et aux performances d’athlètes dont je me sens si proche. Leurs rires, leurs larmes, leurs angoisses, je les ai déjà vécues et, par moment, je me suis revue, deux ans plus tôt, à Vancouver. A chaque Marseillaise, des frissons m’ont envahi le corps et j’avais envie, devant la télé, de la chanter à tue-tête. 

Je me suis pris aux Jeux. Intensément. Passionnément. Derrière ma télé, comme une simple supportrice. Totalement fascinée par les prestations de sportifs. Il y a bel et bien une magie des Jeux, de cet événement qui parvient à mobiliser des millions d’individus dans le monde entier. 
J’ai aimé voir une ville et un pays totalement acquis à la cause de l’Olympisme, dans une ville magnifique où chaque rue, chaque bâtiment est le témoin d’une histoire et d’une culture. 

J’ai adoré la démonstration de force des nageurs de l’équipe de France. C’est un sport individuel mais on a senti, chez eux, la puissance d’un collectif soudé, totalement concentré sur un seul et même objectif. 

J’ai été impressionnée par la sérénité de Teddy Riner et Renaud Lavillenie. Etre favori, attendu par tous et répondre présent au rendez-vous, comme si rien ne pouvait les dévier de leur quête dorée. Bel exemple. 

J’ai été touchée par le troisième titre olympique de Tony Estanguet. Je ne le connais pas ou à peine. Nous avons juste correspondu par mail. Mais il paraît simple, abordable, humain et surtout, doté d’une force mentale incroyable pour, quatre ans après sa désillusion de Pékin, redevenir le meilleur. J’aimerais vraiment qu’il entre au CIO car ce serait un beau représentant des athlètes. 

J’ai vibré pour les handballeurs, ces sacrés experts, qu’on annonçait vieillissants et paumés et qui ont sur trouver au plus profond d’eux même les ressources pour conserver leur titre olympique. Les valeurs du handball, un peu comme celles du rugby, sont des sources d’inspiration fortes, même lorsqu’on pratique un sport individuel. 
 
J’ai ri avec les basketteuses, sacrées bonnes femmes, unies pour la vie par un petit bout d’argent. Leur bonne humeur était communicative. Les exploits se construisent aussi sur la solidarité et la joie de vivre. 

J’ai admiré tous les athlètes médaillés, dont on n’a pas nécessairement beaucoup parlé. Ils ont accompli leur mission, touché leurs rêves. Tous ne deviendront pas des vedettes comme Teddy ou les handballeurs. Une fois l’euphorie retombée, leurs vies changeront à peine. Mais ils ont réussi l’objectif d’une carrière de sportif : ils sont montés sur ce podium olympique qui s’offre avec parcimonie et savent désormais pourquoi, depuis des années, ils se sont battus et en ont bavé chaque jour à l’entraînement. 

Enfin, j’ai beaucoup pensé à ceux pour qui les choses ont été moins dorées. Yohann Diniz, Julien Absalon, Alexis Vastine… d’autres encore… Il n’y a pas grand chose à dire mais j’imagine qu’ils ont vécu des instants douloureux. Le sport apprend la relativité des choses. Une seconde, un point, un jugement, une balle perdue de quelques millimètres en ce qui me concerne, font basculer des ambitions en or vers le côté obscur. Un monde s’écroule alors et il faut tout reconstruire, repartir de zéro pour quatre ans, avec tout ce que cela recèle d’inconnus. Mais on ne peut que respecter ces athlètes qui se sont battus jusqu’à leur dernier souffle d’énergie. Seulement, aux Jeux Olympiques, il n’y a que trois places sur le podium. C’est ce qui fait que j’aime le sport, les Jeux Olympiques, la compétition. 

Gonflée à bloc par ces deux semaines en mondiovision, j’ai encore plus envie de me battre pour arriver à Sotchi avec un mental à tout casser. 
Deux ans après Vancouver, ce petit rappel de la beauté des Jeux m’a renforcée dans mes convictions et mes envies. Et, chaque jour, à l’entraînement, juste avant d’allumer la télé, je sentais ces bonnes vibrations qui me guidaient… 

Les Jeux sont finis, dans quelques mois, ce sera à moi de jouer… "
 
 
Photo : Nordic Focus
 

 


Dates à retenir

 22/06/2013Coupe du Monde OroslavjeRollerski
 29/06/2013Coupe du Monde Valle BrembanaRollerski
 05/07/2013Coupe du Monde Tripoli (Grèce)Rollerski
 26/07/2013GP HinterzartenSaut à ski
 26/07/2013Coupe du Monde NovgorodRollerski
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