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Sara Renner s'engage pour l'environnement

Elle participe à une course pour sauver l’environnement. La skieuse de fond canadienne et médaillée d’argent Sara Renner exécute de grandes foulées pour tenter de prévenir le changement climatique. Comme nouvelle maman, elle désire léguer une planète en santé aux générations futures.

« Comme mère, athlète et Canadienne, je dois assumer mes responsabilités pour ma fille », a affirmé M me Renner. « La situation est critique et tout le monde doit faire sa part pour sauver l’environnement. Tout un chacun doit prendre position et dire "mes enfants sont importants et on ne se souviendra pas de moi comme quelqu’un qui a fermé les yeux." »
Au cours des 12 années de sa carrière internationale comme skieuse de fond, M me Renner a vu les conditions climatiques hivernales devenir de plus en plus imprévisibles et elle perçoit ce changement comme une menace à l’avenir de son sport.
 
« Je suis tellement habituée aux descentes sur de la neige transportée par camion pendant des centaines et des centaines de kilomètres. Chaque année, cette neige devient plus sale, déclare M me Renner. Il est vraiment difficile pour les organisateurs de tenir des coupes du monde en Europe. »
 
 
Camp d’entraînement sur le changement climatique avec Al Gore
Au cours du mois, M me Renner s’est rendue à Montréal, au Québec, pour assister à une séance de formation intensive d’une durée de trois jours, portant sur les sciences de l’environnement et les solutions contre le changement climatique. Des pourparlers ont été conduits par M. Al Gore, ancien vice-président des États-Unis, et par des experts sur le climat, dont le scientifique canadien de renom D r David Suzuki . M me Renner était parmi les 250 athlètes, personnalités du monde des affaires, éducateurs, environnementalistes et représentants gouvernementaux, venant de différents endroits au Canada pour assister aux séances organisées par Le projet climatique Canada. Possédant l’information la plus à jour qui soit, les participants sont retournés dans leur communauté comme ambassadeurs du climat, en mesure d’accroître la sensibilisation du public face à cet enjeu d’envergure qu’est le changement climatique.
 
M me Renner a reçu son invitation pour la conférence par l’intermédiaire des Champions de l’air pur , un organisme sans but lucratif qui a pour mission d’améliorer la qualité de l’air en œuvrant avec des athlètes réputés pour encourager les Canadiens et Canadiennes à adopter des pratiques et des modes de vie qui rehaussent leur santé et l’environnement. Selon M me Renner, assister à cette séance de formation a compensé toute la culpabilité qu’elle a ressentie à cause des émissions de carbone qu’engendrait son vol au-dessus des prairies canadiennes. Pour remédier à ce sentiment, cette dernière se procure souvent des crédits de compensation d’émissions de carbone, une taxe que l’on paie de bon gré sur les émissions de carbone produites par le transport aérien. Elle admet que cette solution n’est pas idéale, mais qu’elle lui permet au moins de réduire les répercussions de ses voyages.
 
Se simplifier la vie et passer du temps en famille
Adopter un mode de vie plus écologique a eu des répercussions très positives pour M me Renner et son mari, M. Thomas Grandi, athlète olympique canadien de ski alpin et président de Alpine Alberta. Selon M me Renner, la meilleure façon pour sa famille de réduire son empreinte écologique est de se simplifier la vie. Elle affirme qu’être plus écologique ne demande aucun changement draconien; ce sont les gestes de tous les jours comme consommer des produits locaux, lorsque possible, faire sécher ses vêtements sur la corde à linge, utiliser son vélo autant que possible ou encore se procurer des crédits de compensation d’émissions de carbone ou réduire ses déplacements aériens, si possible.
« Tous ces gestes que nous posons et toutes les mauvaises habitudes adoptées par notre culture enlèvent un peu de vie à ce qui compte vraiment », ajoute M me Renner. « Ces mêmes habitudes grugent le temps passé à s’entraîner ou en famille. En simplifiant votre vie, vous réduisez aussi votre empreinte écologique et, en bout de ligne, votre vie sera meilleure et vous serez plus heureux. »
 
 
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Thomas Grandi, du Canada, participe à la finale de slalom géant de ski alpin masculin aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (photo : Clive Mason/Getty Images)
Thomas Grandi, du Canada, participe à la finale de slalom géant de ski alpin masculin aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin. (photo : Clive Mason/Getty Images)
En ce Jour de la Terre, à la Banff Public Library, en Alberta, M me Renner fera sa première présentation sur le changement climatique. Cette présentation sera fondée sur celle qu’Al Gore a faite dans le cadre du documentaire Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth), qui s’est mérité un oscar. M. Grandi aura aussi une annonce à faire en cette journée spéciale. L’équipe de ski alpin de l’Alberta sera la première équipe sportive provinciale du Canada à être neutre en carbone. M me Renner et M. Grandi sont seulement quelques-uns du nombre croissant d’athlètes qui encouragent le soutien des initiatives environnementales. À ce jour, l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey a recruté plus de 500 joueurs, comme l’athlète olympique canadien et ailier droit des Flames de Calgary, M. Jarome Iginla, qui font tout en leur pouvoir pour réduire leurs émissions de carbone.
Le soutien de l’environnement a atteint les terrains de jeux, et les athlètes ne sont pas insensibles aux conséquences potentiellement dévastatrices du changement climatique.
 
Comme l’explique M me Renner, « le poids du changement climatique repose sur les épaules des gens de notre génération et nous avons la chance de saisir cette occasion d’améliorer les conditions environnementales. »
 
source : vancouver 2010.com
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