A 27 ans, la savoyarde attaque sa septième saison en coupe du monde, cette spécialiste du slalom s’est notamment distinguée en 2007 lorsqu’elle terminait l’hiver au 10eme rang mondial de la discipline.

Malheureusement durant la saison dernière ses résultats sont restés en dessous des attentes avec une 30eme place mondiale en fin de saison.
On attend du mieux pour cet hiver même si sa saison a mal démarré avec un abandon en seconde manche à Levi.
Florine, après trois saisons prometteuses ponctuées de très bons résultats en slalom, l’hiver dernier s’est moins bien passé, pourquoi ?
« C’est un vrai paradoxe ! Je m’étais encore plus investie que les années précédentes, que ce soit sur les skis, en entrainements physique ou encore mentalement… comme quoi cela ne paye pas forcément tout de suite ! Ensuite mon début de saison a été un peu difficile, des premieres coupes du monde moyennes, et le moral qui prend un coup… je suis rentrée dans une spirale négative et je n’ai pas vraiment réussi à en ressortir ! »
On aimerait te voir régulièrement dans le top 10 dans les prochaines semaines, pour cela quels sont les points que tu as particulièrement travaillés ?
« Le mental ! Je me croyais forte jusqu'à l’hiver dernier, mais au de mes résultats j’ai décidé de vraiment bosser la dessus et ca m’a fait du bien. Même si ça n’a pas été facile au début maintenant je me sens « posé ». Ensuite sur les skis j’ai beaucoup travaillé mes trajectoires et des petits détails pas forcement visible à l’ œil nu, mais qui valent quelques centièmes à chaque portes… donc des secondes à l’arrivée ! »
Ton meilleur résultat en cdm c’est une 4eme place à Aspen en 2004, l’objectif c’est de faire mieux et d’accrocher ton premier podium ?
« Bien sur ! Si je ne me sentais pas capable d’aller chercher un podium je serais déjà passé à autre chose. Mais pour le moment j’essaie de reconstruire, d’aller chercher la « bête de course » que j’ai instinctivement mais qui est rentrée en hibernation l’année dernière ! »
Val d’Isère c’est certainement la course que tu veux réussir ? Surtout que tu seras devant les tiens.
« Pour le moment je ne pense pas trop à Val, j’ai une saison coupe du monde à faire et je pense que c’est les premières courses qui vont me conditionner pour la suite. Mais c’est sur qu’un tel événement en France, devant ma famille, je donnerai le maximum ! »
L’attente des médias et du public sera plus forte cet hiver, cette pression sera-t-elle bénéfique au ski français ?
« Je ne sais pas… elle peut être bénéfique comme déstabilisante. Peu de médias s’intéressent au ski français, les autres on les voit seulement sur les gros événements tel que les championnats du monde ou les JO, donc ce n’est pas forcement facile à gérer. Mais bon, pour le moment moi je suis tranquille a ce niveau là, je suis redevenu une outsider donc j’ai beaucoup moins de pression ! »
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