Sarrazin retrouve la descente : « Je suis de nouveau moi même »
Près d'un an et demi après son grave accident, Cyprien Sarrazin a repris l'entraînement en descente à Val d'Isère. Le Français raconte un retour sans appréhension, le ski enfin retrouvé tel qu'il l'aimait.
L'image vaut tous les bilans médicaux. Cyprien Sarrazin, dossard sur les épaules, lattes aux pieds, redescendant la piste de Val d'Isère en posture de descendeur, cannes glissées sous les bras. Près d'un an et demi après le terrible accident qui l'avait stoppé net en décembre 2024 à Bormio, le Français a effectué ses premières descentes depuis sa convalescence. Et son sourire en disait long. Il s'est confié en visio sur ces sensations retrouvées.
Le ski retrouvé, sans appréhension
Le verdict, à entendre Sarrazin, est presque déconcertant tant il est positif. Pas de blocage mental, pas d'image qui revient, pas de blocage dans le portillon.
C'est assez surprenant, mais j'avais l'impression d'avoir arrêté le ski il y a une semaine. Un peu les mêmes sensations que quand j'étais en libre. J'ai redécouvert le jeu et le plaisir de skier. Je suis de nouveau moi même au départ, sans appréhension, sans peur. Le travail a été fait.
Pas de force physique comme avant, le Briançonnais ne le cache pas. Mais la base technique, la lecture de la piste, la confiance d'enchaîner les portes, tout est revenu vite. Très vite, même.
J'ai pu skier exactement comme j'en avais envie et comme j'aime faire. J'ai mis directement les cannes sous les bras. Il y avait un saut qui était assez sympa aussi. Tout était là, et ces sensations-là, après un an et demi, elles sont revenues super vite. Je n'ai pas eu de mauvaise pensée. Il n'y a pas eu de blocage. C'était plutôt naturel. J'étais dans le plaisir et dans la recherche de ce que je pouvais refaire.
« Plus de barrières »
Au-delà du ski, c'est tout un rapport au corps qui change. Sarrazin évoque des limites antérieures à l'accident des bonds qu'il ne pouvait plus faire à cause de ses genoux, des exercices qui lui faisaient mal qui n'ont plus cours aujourd'hui.
La reconstruction physique du Français a, paradoxalement, levé certaines de ces contraintes. Et ce qu'il fait aujourd'hui en descente, en VTT, lui donne une lecture mentale rassurante.
À partir du moment où j'ai refait de la descente, du VTT de descente aussi, tout ce que j'aime faire, je n'ai plus de barrières. Mentalement, je me sens presque encore plus fort, cognitivement parlant aussi.
Cap sur la saison 2026/27 ?
Reste maintenant à transformer ce retour en compétition. La période estivale lui servira pour la préparation physique pure, l'objectif, sans certitudes à ce jour, étant un retour en Coupe du monde à l'hiver 2026/27.
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