Dans leur temple de Kitzbühel, les skieurs de l'ÖSV ont signé une performance d'une faiblesse historique, plongeant tout un peuple dans le désarroi et provoquant la colère noire de la presse locale.
Le pire résultat depuis une décennie
Il faut se frotter les yeux pour y croire. Le meilleur Autrichien, Vincent Kriechmayr, ne termine qu'à une anonyme 13e place. Une claque monumentale.
Pour retrouver trace d'une telle déroute sur la Streif, il faut remonter loin, bien plus loin que la 8e place de Matthias Mayer en 2017.
Derrière le leader déchu, c'est le néant : Manuel Traninger (24e) et Raphael Haaser (25e) sont les seuls autres survivants dans les points. « C'est loin d'être satisfaisant, ce n'est clairement pas acceptable », a avoué Haaser, sonné.
Kriechmayr abdique : "Je ne suis plus un espoir olympique"
Marqué physiquement et mentalement, Vincent Kriechmayr a lâché une bombe au micro de la télévision autrichienne.
Relégué à près d'une seconde et demie du vainqueur, il semble avoir perdu la foi au point de zapper la prochaine descente prévue à Crans Montana, pour retourner à l'entrainement.
« Ça me tracasse vraiment, je suis trop ambitieux pour ça... Il va me falloir du temps pour m'en remettre. Après aujourd'hui, je ne suis plus un espoir olympique. »
Malgré tout, le champion a tenu à s'excuser auprès du public, promettant que l'équipe « ne lâchera plus rien ».
La presse tire à boulets rouges
Si les athlètes sont abattus, les médias, eux, sont impitoyables. Les titres de la presse autrichienne au lendemain de la course sont d'une violence rare.
« Débâcle historique ! Les skieurs alpins autrichiens sont plus mauvais que jamais ! » s'insurge oe24sport.
De son côté, Krone Sport enfonce le clou : « La misère de l’ÖSV continue. Rien n'a fonctionné aujourd'hui. »
« Nous sommes seulement capables de bien recevoir les autres, sinon rien » écrit le Kleine Zeitung.
Cela fait désormais 1 046 jours que l'Autriche n'a pas remporté la moindre victoire en descente.
Une éternité pour la nation qui se dit toujours reine du ski qui replonge dans la crise au mauvais moment.