Wawrinka va vivre son dernier Roland-Garros : « Je sais que ça va être fort »
Stan Wawrinka (41 ans) se prépare à disputer son 21e et ultime Roland-Garros. Le champion 2015 évoque ses souvenirs à Paris.
Stan Wawrinka n'a pas besoin qu'on lui rappelle ce que Roland-Garros représente. Ses yeux s'illuminent avant même qu'on pose la question. Depuis les après-midis d'école passés devant la télévision à regarder la terre battue de la Porte d'Auteuil, jusqu'à la Coupe des Mousquetaires soulevée en 2015 après avoir renversé Djokovic, Federer et Tsonga sur son passage, Roland-Garros, c'est toute une vie.
Un palmarès qui dit tout
Depuis le canapé jusqu'à la Coupe des Mousquetaires
Wawrinka a remporté Roland-Garros juniors en 2003, dans le même tableau que Djokovic et Murray. Mais c'est en 2005 que le rêve professionnel a vraiment commencé, les grands courts, les grandes foules, les grandes victoires.
Roland-Garros, pour moi, ça remonte à l'enfance. On est en mai-juin et c'est le début des vacances. Tu rentres de l'école et tu regardes tous les matchs à la télé. Ça m'est souvent arrivé d'y passer des journées entières. J'ai grandi sur la terre battue, en observant les terriens, en suivant Roland-Garros avec le rêve de le disputer un jour. C'est ancré en moi.
2015 — La finale contre Djokovic, les angoisses, la fête
Roland-Garros 2015 reste le sommet absolu. Wawrinka avait renversé Federer, Tsonga et le numéro un mondial Novak Djokovic 4/6, 6/4, 6/3, 6/4 en finale, dans une démonstration de tennis total. Il se souvient surtout des marches du Philippe-Chatrier avant de monter sur le court.
En montant les marches avant la finale, j'étais vraiment très stressé. Alors je me suis dit : imagine simplement que tu es devant ta télé, souviens-toi de ces moments que tu as vus des tas de fois quand tu étais gamin et savoure au maximum. Du coup, j'ai commencé à regarder le public et à profiter vraiment de l'instant. C'était un moment exceptionnel.
Et après ? Une nuit blanche. Assumée.
J'ai fêté ça à fond. Il n'y a rien de plus fort qu'une victoire en Grand Chelem, donc le soir, il faut que la fête soit à la hauteur de l'événement. Je crois que j'ai fait nuit blanche avant le point presse du lendemain matin. Mais je m'en fichais. C'était bien mérité.
Le tatouage de Beckett — le leitmotiv d'une carrière
Le 21e Roland-Garros — une dernière danse
Je sais que ça va être fort, avec tous les souvenirs que j'ai à Paris. Il y a peu de tournois qui se démarquent vraiment, qui occupent une place à part. Roland-Garros en fait partie, c'est certain. J'espère que je vais pouvoir gagner quelques matchs pour profiter une dernière fois de ces courts et du public.
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