Justin Murisier fustige le règlement olympique !

Il est connu pour son franc-parler, et il vient encore de le prouver !

Le skieur suisse Justin Murisier n'a pas du tout digéré le plateau proposé lors des épreuves de ski alpin des Jeux de Milan-Cortina.

La cible de sa colère ?

Le système de quotas du CIO qui, pour des raisons d'universalité, favorise l'inscription d'athlètes de nations dites "émergentes" au détriment de membres du Top 30 mondial, bloqués par la limite de quatre skieurs par pays.

Une attaque frontale contre la présence des "pays exotiques"

Pour le Valaisan, le niveau global de la compétition reine des sports d'hiver s'en trouve lourdement dégradé, voire même ridiculisé sur certaines épreuves de vitesse. 

« Voir 34 coureurs au départ d’une descente, dont à peine 25 savent vraiment skier, ça me rend triste.

Il est vraiment inadmissible que des athlètes capables de jouer une médaille restent à la maison pendant que ceux venant de pays exotiques disputent la course la plus importante des quatre dernières années. » indique t'il sur le site du Blick.

a26-kimd-ab-00-0030.JPG

Un écart de niveau qui fait "une mauvaise publicité"

Murisier enfonce le clou en pointant du doigt le chronomètre. Habitué à la densité folle de la Coupe du Monde, il ne supporte pas de voir des écarts abyssaux gâcher le spectacle olympique.

« En Coupe du monde, les 30 premiers se tiennent parfois en deux secondes et demie. Aux Jeux, après la première manche du slalom, le 30e accusait plus de huit secondes de retard.

Ce n’est pas une bonne publicité pour notre sport. Je n’ai rien contre les pays émergents. Mais avant eux, les 30 meilleurs mondiaux devraient être au départ.

Or, avec le règlement olympique actuel, certains athlètes du top 30 sont exclus. Ce n’est pas l’esprit du sport. »