🎿 Biathlon · Anna Gandler 🇦🇹→🇫🇷

Gandler s'explique : « 70-80 % de ma décision, c'était personnel »

Dans une longue interview à Chiemgau24, Anna Gandler explique son choix de quitter l'équipe d'Autriche : son amour pour Émilien Claude, 6 à 7 heures de route entre Innsbruck et la France, l'arrivée de Pichler, un rythme incompatible avec la performance.

Anna Gandler ne fuit pas les questions. La Tyrolienne de 25 ans assume pleinement son choix de quitter le groupe national autrichien pour s'entraîner en France et elle le détaille sans détour dans une interview fleuve accordée à Chiemgau24. Deux facteurs principaux, dans des proportions qu'elle chiffre elle-même.

Entre 70 et 80 % de ma décision était due à des raisons personnelles. Chaque fois que j'allais d'Innsbruck en France pour voir Émilien, je passais six à sept heures en voiture. Et s'entraîner en France était un rêve que je caressais depuis longtemps. Anna Gandler — Chiemgau24

Le reste, les 20 à 30 % sportifs , a été déclenché par un événement précis : la refonte totale de l'encadrement autrichien avec l'arrivée de Wolfgang Pichler comme directeur technique et de Markus Fischer à la tête de l'équipe féminine.

Avant les vacances, Gandler avait déjà planifié sa saison avec Reinhard Gösweiner, désormais à la tête de l'équipe de Biélorussie, au retour, tout avait changé.

Avant les vacances, j'étais prête à reprendre l'entraînement avec Reinhard Gösweiner ; nous avions même fait des projets. Après les vacances, tout a basculé. Plus rien n'était pareil, tout a changé. Anna Gandler
Malheureusement, je ne peux pas m'adapter à un rythme aussi soutenu. Je ne veux pas que cela sonne comme une critique, mais je ne pourrais pas m'entraîner comme prévu. Un tel rythme ne me convenait pas. C'est pourquoi j'ai pris cette décision, même si j'étais triste de quitter l'équipe. Anna Gandler

Son nouveau cadre en France : Émilien Claude, ses frères Fabien et Florent (ce dernier représentant la Belgique en CdM), et son père Markus Gandler, ancien fondeur, qui supervisera le programme d'entraînement. L'accès quotidien aux installations françaises et à des biathlètes de rang mondial est un facteur de motivation supplémentaire.

Sur le plan technique, Gandler est lucide : le tir reste son point faible depuis quatre ans, et elle se fixe l'objectif ambitieux d'atteindre 95 % de précision.

Je ne suis pas du tout satisfaite. Mes statistiques au tir sont restées inchangées depuis quatre ans. Pour être au sommet, il faut tirer avec précision — 95 % ou plus. C'est mon objectif, et ce ne sera possible que si je renforce aussi mon mental. Anna Gandler

Ses ambitions sont claires : un premier podium individuel en Coupe du monde, qu'elle a frôlé à plusieurs reprises, et être une figure des JO Alpes 2030  qui se dérouleront en France, le pays qu'elle a choisi comme nouvelle base.