Gandler s'explique : « 70-80 % de ma décision, c'était personnel »
Dans une longue interview à Chiemgau24, Anna Gandler explique son choix de quitter l'équipe d'Autriche : son amour pour Émilien Claude, 6 à 7 heures de route entre Innsbruck et la France, l'arrivée de Pichler, un rythme incompatible avec la performance.
Anna Gandler ne fuit pas les questions. La Tyrolienne de 25 ans assume pleinement son choix de quitter le groupe national autrichien pour s'entraîner en France et elle le détaille sans détour dans une interview fleuve accordée à Chiemgau24. Deux facteurs principaux, dans des proportions qu'elle chiffre elle-même.
Le reste, les 20 à 30 % sportifs , a été déclenché par un événement précis : la refonte totale de l'encadrement autrichien avec l'arrivée de Wolfgang Pichler comme directeur technique et de Markus Fischer à la tête de l'équipe féminine.
Avant les vacances, Gandler avait déjà planifié sa saison avec Reinhard Gösweiner, désormais à la tête de l'équipe de Biélorussie, au retour, tout avait changé.
Son nouveau cadre en France : Émilien Claude, ses frères Fabien et Florent (ce dernier représentant la Belgique en CdM), et son père Markus Gandler, ancien fondeur, qui supervisera le programme d'entraînement. L'accès quotidien aux installations françaises et à des biathlètes de rang mondial est un facteur de motivation supplémentaire.
Sur le plan technique, Gandler est lucide : le tir reste son point faible depuis quatre ans, et elle se fixe l'objectif ambitieux d'atteindre 95 % de précision.
Ses ambitions sont claires : un premier podium individuel en Coupe du monde, qu'elle a frôlé à plusieurs reprises, et être une figure des JO Alpes 2030 qui se dérouleront en France, le pays qu'elle a choisi comme nouvelle base.
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