Après avoir songé à la retraite, Vittozzi se dit toujours motivée
La championne olympique italienne confie avoir envisagé de raccrocher après son titre à Milan-Cortina, avant de se raviser. Elle affiche désormais de solides ambitions pour la saison à venir.
Lisa Vittozzi n'a jamais eu la langue de bois, y compris face aux décisions les plus délicates. Elle l'a encore prouvé il y a quelques semaines en confiant avoir sérieusement envisagé de mettre un terme à sa carrière après avoir décroché l'or en poursuite aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026.
Une idée écartée, mais pas totalement enterrée
Cette idée de retraite a finalement été mise de côté, comme en témoignent sa troisième place au biathlon M4Energy City de Dresde et son doublé aux championnats italiens d'été à Val Martello.
Une chose est sûre : la championne transalpine ne s'interdit rien pour l'avenir et continuera de faire ses propres bilans, saison après saison.
J'aime toujours la compétition, j'y prends plaisir, et je pense ne pas avoir encore donné le meilleur de moi-même. Je vais donc faire de mon mieux.
Loin de vouloir se fixer une échéance précise, l'Italienne de 31 ans préfère avancer étape par étape, à l'écoute de ses sensations.
Je ne me suis pas fixé de date limite. Je veux voir comment je me sens au jour le jour, tant mentalement que physiquement. Pour l'instant, je me concentre sur cette saison et on verra ensuite comment se déroule la suite.
Un nouvel entraîneur de tir bien accueilli
Le sacre olympique a considérablement modifié le quotidien de Vittozzi, entre sollicitations médiatiques supplémentaires et nécessaire prise de recul face aux nombreux changements survenus ces derniers mois, notamment l'arrivée d'Egil Gjelland au poste d'entraîneur de tir de l'équipe féminine, en lieu et place de Mirco Romanin.
Je me suis tout de suite sentie à l'aise. C'est un excellent entraîneur, quelqu'un qui écoute les athlètes et qui vous aide à vous détendre et à faire ce que vous avez à faire.
Elle reconnaît par ailleurs avoir eu besoin de souffler après une saison aussi intense, prenant le temps nécessaire avant de reprendre l'entraînement.
Être championne olympique implique aussi beaucoup d'engagements. J'ai pris mon temps, je suis partie en vacances en mai et j'ai repris l'entraînement plus tard. Après un objectif aussi important, on dépense énormément d'énergie, mentalement et physiquement, et j'avais vraiment besoin de faire une pause avec le biathlon.
Le gros globe de cristal toujours dans un coin de la tête
Malgré les incertitudes qui entourent encore son avenir à moyen terme, la championne italienne ne cache pas son ambition de viser toujours plus haut, avec en ligne de mire un nouvel assaut sur le classement général de la Coupe du monde, dont la reprise est programmée fin novembre à Kontiolahti, en Finlande.
J'aime être parmi les meilleures. Ce n'est pas que, ayant déjà tout gagné, je ne veuille plus rien gagner. J'ai encore beaucoup d'objectifs. Je n'exclus pas de tenter ma chance pour la remporter à nouveau. Qui sait si ce sera cette année ou l'année prochaine, on verra bien, mais je suis convaincue de pouvoir y arriver.
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