Aryna Sabalenka en mode patronne
Ce mardi 5 mai à Rome, le jour de ses 28 ans, Aryna Sabalenka a haussé le ton en conférence de presse
Pas question de souffler tranquillement ses bougies, ce mardi la numéro 1 mondiale s'est retrouvée, entre deux entrainements, face à la presse internationale. Elle en profité pour évoquer le sujet qui enflamme le circuit cette semaine : le prize money à Roland-Garros.
Prize money : le boycott est inévitable selon Sabalenka
J'ai l'impression que le spectacle repose sur nous. Sans nous, il n'y aurait pas de tournoi ni de divertissement. Nous méritons définitivement d'être payées avec un pourcentage plus élevé.
Poussée sur la question du boycott, elle n'a pas esquivé, une réponse qui va nettement plus loin que ses collègues interrogées ces derniers jours.
Je pense qu'à un moment donné, nous boycotterons, oui. J'ai l'impression que ce sera le seul moyen de nous battre pour nos droits. S'il faut en arriver là, je trouve que de nos jours, nous, les filles, pouvons facilement nous rassembler pour ça car certaines choses sont vraiment injustes envers les joueurs.
Madrid : « Ce tournoi était globalement vraiment étrange »
Sabalenka a aussi analysé les résultats chaotiques de Madrid, cinq des premières têtes de série éliminées prématurément, ce qui est d'ailleurs le cas à peu près toutes les années.
Ce tournoi était globalement vraiment étrange. Tellement de joueuses sont tombées malades, se sont retirées, et tellement ne se sentaient pas bien en jouant là-bas, en plus des conditions. Nous sommes toutes des êtres humains et c'est normal de baisser de niveau parfois. J'espère juste que cela ne se produira pas dans les plus grands tournois.
Les hauts et bas du tennis féminin
Sur les scores en montagnes russes caractéristiques du circuit féminin, Sabalenka a livré une réponse franche, tenant à la fois au niveau général et à une réalité physiologique.
Si vous perdez votre concentration une seconde, le jeu est perdu, le set est perdu. Ce n'est pas si facile de rester concentrée du tout début à la toute fin. Le niveau devient plus élevé, ce qui nécessite plus de concentration, plus de régularité. Et puis, en tant que femme, les hormones peuvent changer pendant le match, on peut passer d'un extrême à l'autre très rapidement.
Sur les grands courts : « C'est comme si on pouvait respirer »
Au moment où je vais sur le plus grand court, c'est comme si on pouvait respirer, tout est plus ouvert, on voit le court différemment et on a plus d'espace pour se déplacer. Je me sens absolument et complètement différente sur les petits courts par rapport aux grands courts.
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