Retour sur terre brutal pour Boisson
Un an après son épopée, Loïs Boisson quitte Roland-Garros dès le premier tour. Battue sèchement par Anna Kalinskaya (6-2, 6-2) sur le Suzanne-Lenglen.
Il y a un an jour pour jour, Loïs Boisson soulevait la foule de Roland-Garros. Elle avait atteint les demi-finales, battu des joueuses mieux classées, fait vibrer un public qui ne l'attendait pas. Ce mardi 26 mai 2026, sur le même court Suzanne-Mathieu, l'histoire s'est réécrite avec une brutalité qui laisse peu de place à la nuance. La n°1 française quitte le tournoi au premier tour, nettement battue 6-2, 6-2 en 1h19 par Anna Kalinskaya.
Un plan de jeu simple
Le plan de Kalinskaya était lisible et très logique : attaquer systématiquement le revers de Boisson, bien moins consistant que son coup droit, visiblement craint par une joueuse qui ne l'avait jamais affrontée.
Un break concédé d'entrée, un 3-0 encaissé rapidement et premier jeu remporté seulement au bout de 16 minutes, le langage corporel de la Dijonnaise était éloquent dès les premières minutes : tendue, frustrée, visage fermé.
La première manche est tombée en 34 minutes. La seconde n'a pas été beaucoup plus disputée. À 5-2, Boisson a sauvé tout de même quatre balles de match dans un même jeu, mais la Russe, pourtant pas très sereine au moment de conclure, a finalement passé l'épaule.
Les blessures, le vrai contexte de cette défaite
Loïs Boisson abordait ce Roland-Garros sans repère réel. Une seule victoire depuis septembre 2025, à Strasbourg la semaine passée, dans un contexte de blessures à répétition qui ont plombé sa saison depuis l'été.
Elle l'avait dit avant le match, avec une lucidité qu'on lui reconnaît : tout était possible, dans les deux sens. La réalité a penché du mauvais côté.
Les conséquences au classement, une chute vers l'obscurité
En 2025, Boisson avait engrangé un nombre considérable de points grâce à son parcours jusqu'en demi-finales.
En les perdant sans les défendre, elle risque de dégringoler au-delà de la 150e place mondiale.
Une position qui va lui fermer les portes des tableaux principaux des tournois les plus importants et compliquer encore davantage sa reconstruction.
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