Épuisée et harcelée, Franziska Preuss est soulagée

Après des adieux émouvants devant les tribunes pleines à craquer de la Suedtirol Arena d'Antholz, Franziska Preuss a officiellement mis un terme à sa carrière.

L'Allemande de 31 ans, rattrapée par la pression lors de ces Jeux de Milan-Cortina, a livré au média Chiemgau24 des confidences glaçantes sur le calvaire psychologique qu'elle vient de traverser.

Le cauchemar des réseaux sociaux

Si la déception sportive de ne pas avoir décroché de médaille olympique individuelle était présente, c'est surtout la toxicité extérieure qui a détruit l'expérience de la championne.
« Ces derniers jours, j'ai pris conscience de ce qui se passait autour de moi. Un véritable harcèlement psychologique venu de l'extérieur.

On m'a même interdit de consulter les réseaux sociaux. Cette tendance est inquiétante. Nous sommes des êtres humains. Je n'ai rien fait de criminel, je n'ai tué personne. Ce n'est que du sport.

Cela m'a fait réaliser qu'une période qui aurait dû être magnifique pouvait être gâchée de la sorte. J'ai compris que ce stress ne valait plus une médaille. »

Preuss110226vt9485.JPG

Le soulagement de dire stop aux sacrifices

Consciente que le biathlon exige « un engagement total » qu'elle ne ressentait plus, Preuss quitte le circuit la tête haute et sans plan précis pour l'avenir.

« Je suis heureuse que ce chapitre soit clos. C'est vraiment la bonne décision, et maintenant je suis soulagée. »

Ce qu'elle ne regrettera pas ? La psychose permanente liée à la santé de l'athlète de haut niveau :

« Si je tombe malade, ce ne sera plus un drame. En hiver, je pourrai voir ma famille et mes amis sans la peur constante de la contagion.

Cela faisait partie du métier, mais maintenant je suis heureuse de pouvoir tourner la page. »