Elle est passée du statut de jeune espoir à celui de superstar olympique en l'espace d'une quinzaine de jours.
Océane Michelon a illuminé les pistes de Milan-Cortina.
Quelques jours après la fin des épreuves, la Française a pris le temps de poser des mots sur ce tourbillon d'émotions.
Et le premier sentiment qui domine, c'est la gratitude envers cette équipe de France ultra-compétitive.
« Ce n'est pas forcément évident une équipe aussi dense, mais je pense que c'est ce qui nous permet aussi d'avoir le niveau actuel.
Donc ouais, je remercie les collègues, je remercie le staff, les techniciens... C'est ce qui me vient en premier.
Tout le monde est un peu KO dans le clan, on a du mal à sortir les mots, on n'en revient pas ! »
La famille et l'amour au cœur du succès
Si la machine a été parfaite sur les skis, c'est aussi parce que le cœur était rempli. Michelon a pu partager ces instants de grâce avec ses proches, présents sur place.
Une dimension intime qui donne tout son sens à sa réussite sportive.
« C'est le partage, la chance que j'ai de pouvoir vivre ça avec ma famille... Ils m'ont accompagnée depuis le début.
C'est beau, c'est aussi un peu l'histoire de ma vie de couple : on s'est connu dans le biathlon, on partage ça encore aujourd'hui.
Actuellement, c'est une petite reconnaissance envers la vie. Et je pense à ma grand-mère, mon oncle, qui ont donné beaucoup pour mon début de parcours. »
Le choc de la réalité : "Mon pire résultat, c'est 5e !"
Arrivée avec des rêves de relais collectif après les succès aux derniers Championnats du monde, Océane a non seulement tenu son rang par équipe, mais elle a tout explosé en individuel.
Avec un recul teinté d'une grande humilité, elle hallucine elle-même de ses statistiques.
« J'avais pas pensé au-delà... Je pensais principalement à vivre ma première aventure olympique, mes tout premiers Jeux.
Je me rends compte maintenant que mon pire résultat à mes premiers Jeux, c'est 5e !
Alors que sur mon premier départ, si j'avais fait 5e, j'aurais été tout sourire... C'est fou, on ne réalise que petit à petit. »

