En remportant la Mass Start de Nove Mesto avec un 20/20 magistral, Eric Perrot n'a pas seulement gagné une course : il a pris le pouvoir.
Le Savoyard endosse le dossard jaune de leader de la Coupe du Monde, au terme d'une course pas facile à gérer.
"Je sentais que ça bougeait"
Si le score est parfait sur le papier, la réalité fut un combat mental de tous les instants. Perrot a avoué s'être fait peur, notamment sur le premier tir debout où la machine a failli s'enrayer face à la fatigue.
« Il y a de la pression, de l'envie, de la fatigue... Le premier tir (debout), j'ai dû me reprendre à la troisième (balle).
Je sentais que ça bougeait, que ce n'était pas des tirs naturels. Mais je savais pourquoi j'étais là aujourd'hui. »
La consécration d'un nouveau statut
Une fois la ligne franchie, la pression est retombée pour laisser place à l'émotion pure. En réussissant "le défi de tirer un 20/20" le jour où l'enjeu était maximal, Perrot bascule dans une autre dimension.
« Quand je regarde certaines petites images et quand j'apprécie chaque moment que j'ai vécu pendant la course, c'est grand et ça fait du bien », savoure-t-il. Le message est passé à la concurrence : le nouveau patron, c'est lui.
Il abordera les prochaines étapes dans la peau de l'homme à battre, mais aussi avec la confiance d'un champion qui sait "ce qu'il veut".
