Derrière les médailles et les exploits sur la piste, se cache une armée de l'ombre sans laquelle rien ne serait possible.
Au sein de l'équipe de France de biathlon, le fartage n'est plus un simple détail technique : c'est un poste devenu indispensable, une véritable science de la gagne qui pèse lourd dans la balance.
« 1/3 du budget du biathlon français concerne la partie fartage, c’est une partie très très importante dont on ne peut pas se passer. » indique Stéphane Bouthiaux, patron du biathlon français, dans une vidéo de l'Equipe.
Une armée de l'ombre au service de l'Or
Pour maintenir ce niveau d'excellence, la Fédération ne lésine pas sur les moyens. Ce sont entre 8 à 10 techniciens qui œuvrent presque jour et nuit dans le camion de fartage pour l'équipe de France.
Leur mission ? Offrir aux athlètes des "skis fusées", capables de faire la différence sur chaque poussée de bâton.
La réalité du biathlon moderne est cruelle : même les meilleurs biathlètes du monde ne peuvent pas gagner sans un bon matériel. La glisse est devenue le socle de toute ambition olympique ou mondiale.
« Pour moi c’est un facteur très important, typiquement 30 à 40% de la performance. » confie Justine Braisaz-Bouchet.
Un avis partagé par Lou Jeanmonnot qui va plus loin : « C’est un peu du super-pouvoir. »
Une domination technique insolente
Cette stratégie porte ses fruits de manière éclatante. Depuis plusieurs saisons, la France survole les grands rendez-vous grâce à une maîtrise totale de la glisse.
On a vu les techniciens tricolores donner une leçon au reste du monde avec les meilleurs skis lors des Mondiaux de Nove Mesto 2024, une supériorité confirmée à Lenzerheide 2025.
Mais l'apothéose a eu lieu lors des JO 2026, où le matériel français a une nouvelle fois été sacré comme le meilleur du circuit, permettant aux athlètes de transformer leur talent en or massif.
Aujourd'hui les meilleurs biathlètes mondiaux ne peuvent plus performer si ils n'ont pas un excellent matériel sous les pieds et cela se remarque chaque semaine sur les courses de coupe du monde.
Malheureusement, les petites et les moyennes nations ne peuvent plus jouer avec les grandes, sauf à de rares exceptions.
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