Mercredi soir, en quarts de finale du Masters 1000 de Miami, Arthur Fils a réalisé l'impensable, voirt l'impossible.
Héroïque, il a renversé l'Américain Tommy Paul au terme d'un combat titanesque (6-7 [3], 7-6 [4], 7-6 [6]).
Mené 6-2 dans l'ultime jeu décisif, il a sauvé quatre balles de match consécutives pour arracher sa qualification.
« Je devais juste me battre jusqu'au bout »
Encore sur un nuage après cette folle remontée, le Tricolore a tenté de mettre des mots sur ce scénario irrationnel. Comment a-t-il fait pour survivre à un tel déficit face à un Tommy Paul déchaîné ?
« Je ne sais pas vraiment ! J'ai juste dû croire en moi, c'était le plus important. Je pense qu'il a joué un très, très bon tennis, surtout dans le tie-break jusqu'à 6-2 », confie t'il.
« Je crois qu'il a fait quatre ou cinq coups gagnants, il jouait de manière incroyable. Je me suis simplement dit : "OK, point par point, si j'ai de la chance je m'en sortirai, sinon ce n'est pas grave, ce n'est pas un drame."
Il jouait mieux que moi, donc je devais juste me battre jusqu'au bout et voir ce qui allait se passer. »
Le match s'est transformé en une guerre d'usure absolue, sans la moindre perte de service des deux côtés. « Ça veut dire qu'on retourne très mal ! » s'amuse Arthur Fils. « Il a eu quelques occasions (6), moi une seule, c'était une balle de match. C'était fou. Il servait vraiment très, très bien, je ne voyais pas où il servait. Et moi aussi je servais plutôt bien, donc c'était une grosse bataille. »
« Le plus beau résultat de ma carrière »
Ce combat de gladiateurs a révélé encore une fois l'âme d'un véritable guerrier. Conscient de l'exploit monumental qu'il vient d'accomplir, Arthur Fils n'a pas caché sa fierté :
« C'était un vrai combat et je ne recule jamais devant un combat. Même si je perds, ce n'est pas grave, j'ai simplement combattu du mieux que je pouvais. C'est le plus beau résultat de ma carrière. »
Désormais projeté sur sa demi-finale prévue vendredi face au redoutable Tchèque Jiri Lehecka, l'appétit du Français est infini.
« Je vais le savourer, même si j'espère bien sûr aller en finale », savoure-t-il.
« Ça veut simplement dire que je suis un très, très bon combattant et un très, très bon compétiteur. [...] Je vais essayer de faire de mon mieux pour aller en finale maintenant. J'ai un match difficile, on verra comment ça se passe, mais ça fait du bien. »
Le rendez-vous est pris pour continuer à écrire l'histoire.
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