Biathlon — Le blues du dossard jaune

L'image a marqué les esprits ce week-end sur la neige finlandaise de Kontiolahti.

Pourtant très largement en tête du classement général de la Coupe du monde, Lou Jeanmonnot a craqué nerveusement, finissant en larmes samedi après son raté sur la mass-start, avant d'être tendrement consolée par sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet.

Une attitude trop défensive face à l'enjeu

À l'heure du bilan, au micro de la Chaine l'Equipe, la porteuse du dossard jaune a livré une analyse d'une grande lucidité sur ses blocages actuels.

« J'aurais aimé valider ce tir plein en debout pour retrouver un petit peu de confiance et puis pour valider ce que je m'étais mis en tête », a-t-elle confié après la course en relais.

« Après ça reste quand même une belle course, pas une très belle course mais une course correcte. En tout cas c'était suffisant pour rester au contact.

J'aurais bien aimé avoir les jambes pour faire un petit peu plus mais ce n'était pas le cas. Donc c'était une course suffisante, on va dire. »

Le syndrome du compte à rebours

« Il faut que j'arrête de compter les courses en compte à rebours, un peu en me disant que je n'ai plus qu'à tenir tant de courses. Il faut que j'aille les chercher comme des courses normales. C'est quelque chose que j'avais un peu du mal à me dire, ou en tout cas qui créait un peu une réaction de retenue. »

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Tiraillée entre la volonté de bien faire et la peur de tout perdre, la Doubiste a conscience de son erreur psychologique :

« Que ce soit dans l'hyper contrôle ou que ce soit dans la presque facilité, comme dans l'individuel où je me suis un peu dit que ça allait tomber tout seul...

D'un extrême à l'autre c'est de la surprotection, je suis trop sur la défensive. C'est ce que je dois mettre en place pour la semaine prochaine et je sais que je sais faire. »