Le sacre d'Éric Perrot au classement général de la Coupe du Monde ne doit rien au hasard. Si le grand public découvre un nouveau visage sur le trône mondial, ses coéquipiers, eux, ont vu la machine se mettre en place.
Émilien Jacquelin, témoin privilégié de cette évolution, livre une analyse percutante sur ce qui différencie le nouveau "roi" du reste de la meute.
« Avec sa culture norvégienne, ça lui permet d'avoir ce petit truc en plus qui, parfois, manque chez nous. C'est un exemple pour ça, pour les plus jeunes. Tout en humilité, croire en soi, vouloir viser haut et l'assumer. » — Émilien Jacquelin
Une exigence qui bouscule les codes
Pour Jacquelin, la force de Perrot réside dans une mentalité de fer, quitte à détonner dans le paysage sportif français.
« Ce n'est pas toujours un état d'esprit qui convient ou qu'on aime voir en France », glisse-t-il, tout en saluant la capacité de son collègue à « élever les curseurs » et à viser le 100% de réussite tous les jours.
Cette rigueur quasi-obsessionnelle est confirmée par le principal intéressé. Pour Éric Perrot, gagner le Gros Globe n'est pas une question d'exploits isolés, mais d'une surveillance de chaque instant.
« On ne peut pas se permettre d'être moins bon sur une course, on ne peut pas se permettre d'être moins bon pendant cinq minutes sur une saison entière. C'est un concours d'exigence, que ce soit au niveau du tir ou du ski. » — Éric Perrot
La validation d'un rêve
Au-delà de la technique, c'est la satisfaction d'avoir répondu aux attentes qui domine.
« Il y avait beaucoup d'attentes, et d'avoir pu valider ça, course après course, valider cette exigence, c'est énormément de satisfaction », conclut le vainqueur de la Coupe du Monde.
Le biathlon tricolore s'offre ainsi un leader qui allie l'exigence nordique à la passion française. Une recette gagnante qui, selon Jacquelin, fait de lui un « grand champion » déjà prêt pour les défis futurs.
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