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Photo : WTA

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Mirra Andreeva : « Je vois les autres joueuses sourirent après une défaite, j'aimerais pouvoir faire pareil »

SPORTS INFOS, votre média sport : Battue par Kostyuk en finale du WTA 1000 de Madrid, Andreeva se confie sur la douleur de perdre, ses larmes, Conchita et la pression à 19 ans.

Tennis · WTA 1000 🎾 Madrid Open 2026

Andreeva : « À chaque défaite,
j'ai l'impression que c'est la fin du monde »

Battue par Kostyuk en finale, en larmes, consolée par Conchita sans pouvoir échanger un mot. À 19 ans, Mirra Andreeva dit exactement ce que coûte de perdre.

Elle avait dominé une semaine entière. Elle s'était hissée en finale du WTA 1000 de Madrid, visait un troisième titre sur le circuit. Et puis Marta Kostyuk est passée — agressive, implacable, en quête de son premier titre WTA 1000. La finale avait tout pour être explosive, pas seulement pour des raisons tennistiques. Russie contre Ukraine, sur un court central, en 2026. Andreeva a perdu. Elle en a pleuré. Et elle en a parlé sans filtre.

« À chaque défaite, j'ai l'impression que c'est la fin du monde. Je vois les autres joueurs sourire après une défaite, et je ne comprends pas. J'aimerais pouvoir faire pareil. Pour moi, chaque défaite est très douloureuse. »

Mirra Andreeva — conférence de presse, Madrid, 2 mai 2026

Ce n'est pas une posture. Andreeva ne joue pas la carte de la sensibilité pour attendrir. Elle dit simplement ce qu'elle est — une compétitrice absolue qui n'a pas encore appris à faire semblant que perdre va. À 19 ans, c'est presque une force. Conchita Martinez, son entraîneur, le sait mieux que quiconque. Et pourtant, au moment de l'aborder après le match, aucune parole n'était possible.

« Nous n'avons pas encore parlé. Il m'a juste prise dans ses bras. Chaque fois qu'il essaie de me parler, je me mets à pleurer, alors nous n'avons pas encore pu discuter. »

Andreeva, sur Conchita Martinez

Sur le match en lui-même, elle est lucide pas d'excuses, pas de défausse sur un service adverse ou un rebond malheureux. Elle analyse ce qui n'a pas fonctionné avec une honnêteté désarmante.

« J'ai bien joué par moments, mais quand je perds, je ne peux pas être satisfaite. Elle a très bien joué, elle était très agressive. Rien n'a fonctionné suffisamment bien — car je n'ai pas gagné. C'était une question de niveau, entre elle et moi. »

Andreeva, sur la finale

Une semaine globalement solide, un premier set où les occasions ont existé, une balle de set sur laquelle Kostyuk a servi un ace. Ces choses arrivent. Ce qui ne change pas, en revanche, c'est le poids que cette fille met dans chaque match joué — et dans chaque match perdu. Le reste de la saison sur terre battue dira si cette intensité est un carburant ou un fardeau. À Madrid, elle a perdu. Mais elle ne ment pas sur ce que ça lui coûte. C'est déjà quelque chose.

Source : conférence de presse WTA Madrid — 2 mai 2026