Vuelta féminine : Ferrand-Prévot favorite, Kopecky en embuscade
La Vuelta Femenina 2026 démarre ce dimanche 3 mai sans Demi Vollering, double tenante du titre. Pauline Ferrand-Prévot (Visma) s'impose comme la grande favorite d'une course qui se terminera le 9 mai par le redoutable Angliru.
La saison des Grands Tours féminins s'ouvre ce dimanche en Espagne. La Vuelta Femenina 2026 (3-9 mai) débute sans Demi Vollering, double tenante du titre, qui préfère concentrer ses efforts sur un premier Giro et un deuxième Tour de France. L'absence de la Néerlandaise rebat les cartes d'une course ouverte, avec Pauline Ferrand-Prévot en pôle position.
Ferrand-Prévot : la favorite qui cherche encore sa victoire 2026
Lauréate du Tour de France féminin 2025 et Vélo d'or en titre, Pauline Ferrand-Prévot aborde la Vuelta comme la favorite naturelle du général. La leader de l'équipe Visma | Lease a Bike n'a pas encore levé les bras cette saison, deux podiums lors des classiques flandriennes (Tour des Flandres et Paris-Roubaix) mais un manque de punch évident sur les Ardennaises. La Vuelta lui offre un terrain nettement plus favorable.
Ses principales concurrentes se nomment Anna van der Breggen (SD Worx-Protime), 36 ans, revenue de la retraite fin 2024 et qui vise au minimum à rééditer sa troisième place de l'an dernier, et Kasia Niewiadoma (Canyon-SRAM), lauréate du Tour de France 2024, en grande forme printanière malgré l'absence de victoire (2e des Strade Bianche, 2e de l'Amstel, 3e à Liège). La Polonaise court sa première Vuelta avec un podium comme objectif.
Vollering absente, Ferrand-Prévot sans victoire depuis des mois, Niewiadoma en grande forme mais sans titre : cette Vuelta Femenina 2026 n'a jamais semblé aussi ouverte depuis des années.
Kopecky : le maillot rouge ou rien
Côté belge, Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) est l'attraction du week-end. Après une campagne de classiques printanières en demi-teinte, la double championne du monde arrive en Espagne avec une motivation décuplée. Son profil de puncheuse colle parfaitement au parcours de cette édition, avec des arrivées en bosse conçues pour les coureuses capables d'accélérer sur des pentes courtes.
La première étape lui convient idéalement, Kopecky rêve ouvertement de porter le maillot rouge dès dimanche soir. Avec une forme retrouvée, elle pourrait même le conserver jusqu'à la sixième étape avant que les cols ne parlent. Elle jouera également un rôle crucial comme équipière de van der Breggen dans les ascensions les plus sélectives, notamment sur l'Angliru, véritable juge de paix de cette Vuelta.
L'Angliru, Blasi et les surprises françaises à surveiller
L'Angliru (samedi 9 mai) sera comme souvent le verdict final. Cette montée asturienne aux pentes dépassant régulièrement les 20 % distillera le classement général et pourrait faire exploser les hiérarchies établies. C'est là que Ferrand-Prévot ou Niewiadoma devront confirmer leur statut.
À surveiller également : la révélation ibérique Paula Blasi (UAE Team ADQ), 23 ans. Lauréate de l'Amstel Gold Race, 3e de la Flèche Wallonne et 5e à Liège, l'Espagnole disputera son premier Grand Tour sur ses terres. Si l'accueil public sera à sa hauteur, reste à savoir si ses jambes suivront sur sept jours consécutifs de compétition.
Côté France, Juliette Berthet et Évita Muzic (FDJ United – SUEZ) tenteront de combler le vide laissé par Vollering dans le top 10.
Les deux coureuses françaises avaient terminé dans cette zone l'an dernier. Cédrine Kerbaol (EF Education – Oatly), 4e l'édition précédente, fait également partie des outsiders à surveiller.
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