Medvedev sur l'IA dans le tennis : « Je ne sais pas comment ça m'aiderait contre Sinner ou Alcaraz »
Vainqueur de Marozsan en trois sets, le Russe a reconnu utiliser l'IA « pour s'amuser » avec son équipe mais doute franchement de son utilité pour battre les deux extraterrestres du circuit.
À mesure que les outils d'intelligence artificielle s'invitent dans la préparation tactique des sportifs de haut niveau, le tennis cherche encore son rapport à la machine. Daniil Medvedev, vainqueur en trois sets du redoutable Hongrois Fabian Marozsan au deuxième tour du Mutua Madrid Open, a saisi sa conférence de presse pour donner son avis. Sceptique, ironique, et fidèle à lui-même.
L'IA, oui, mais pour rigoler
La question posée par les confrères d'Ubitennis portait sur l'utilisation de l'IA pour scouter les adversaires. Réponse de Medvedev sans détour : il ne déteste pas, il ne s'en sert pas non plus sérieusement, et il n'a aucune envie de passer son temps libre à ça.
Et il enchaîne sur le scénario que tout le monde se pose : à quoi bon un scouting IA contre les meilleurs ?
La réponse, derrière le sourire en coin, pose la vraie question : la donnée révèle des patterns, pas une solution. Connaître les zones de service de Sinner ou la trajectoire favorite du coup droit d'Alcaraz, c'est une chose. Avoir le bras qui suit, c'en est une autre. Medvedev, qui a affronté les deux à plusieurs reprises ces dernières années sans toujours trouver la clé, sait de quoi il parle.
Le match face à Marozsan : « Du tennis irréel »
Sur la pure analyse du match, Medvedev assume ses sautes : un premier set canon, un trou d'air dans le deuxième, une remontée tranchée dans le décisif. Il qualifie son tennis du début de partie d'« irréel ».
Sur la balle de match, un passing dévié par la bande qu'il aurait préféré ne pas avoir : « J'aurais voulu gagner sur un coup propre. Lui m'a répondu qu'il ne se rappelait même plus ce qui s'était passé. C'est un type bien, Fabian. »
L'autre passage marquant : le smash
Question plus technique sur les coups au-dessus de l'épaule. Le Russe avoue son rapport difficile à un geste qu'il considère comme un don de naissance.
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