Le ski helvétique tient peut-être son futur joyau. À 22 ans, le Zougois Lenz Hächler vient de s'adjuger le classement général de la Coupe d'Europe, s'offrant ainsi un ticket permanent pour la Coupe du monde.
Mais si son talent rappelle celui des plus grands, Hächler veut tracer sa propre route, loin de l'ombre de l'idole nationale.
Un été sous forme de calvaire
Le parcours de Hächler vers le sommet n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. L'été dernier, le jeune skieur a frôlé le drame :
« En juin, je suis tombé en VTT : côtes cassées, hémorragie cérébrale. Mais ça a vite guéri. Ensuite, en août, je me suis déchiré un ligament au pied, ça, c’était un vrai coup dur. Puis mon dos s’est bloqué. » explique t'il au Blick.
Des épreuves qui ont forgé un mental d'acier avant d'attaquer l'hiver.
« Depuis des années, on me présente comme le nouveau Marco Odermatt. Marco, c’est Marco. Et moi, je suis Lenz.
Ceux qui connaissent le ski savent que la comparaison s’arrête là. Je ne veux pas me comparer à lui, mais je n’en ai pas honte non plus. C'est aussi un coéquipier très cool. »

Objectif géant et vitesse
Fort de sa place fixe pour la saison prochaine, Lenz Hächler a déjà tranché sur sa stratégie. Il délaissera le slalom au profit du géant et de la vitesse.
S'il devait choisir une victoire de prestige ? « Alta Badia, sans hésiter. Le géant, c’est ma base. Mais je me réjouis aussi de la vitesse. Les pistes sont souvent plus techniques qu’en Coupe d’Europe, ça pourrait mieux me convenir. »
En s'imposant sur le circuit européen malgré une préparation tronquée par les blessures, Lenz Hächler a prouvé qu'il avait l'étoffe des grands, qu'il possédait les qualités pour briller dans trois disciplines et pour jouer le général de la coupe du monde, à terme.
Il sera très intéressant de suivre ses résultats dès l'hiver prochain pour savoir si oui ou non il traduira son talent en résultats.
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