🎿 Biathlon · Justine Braisaz-Bouchet Préparation solo · Coûts · Rossignol · 2026-27 15 juin 2026

Braisaz-Bouchet : « Je n'ai plus rien. Je paie mes stages, mon matériel, tout. C'est un choix. »

La championne olympique détaille pour la première fois les conditions financières concrètes de sa préparation hors-cadre fédéral : zéro aide, 30 000€ de stages persos l'an dernier, passage de Fischer à Rossignol, planning estival axé sur la Norvège — et un retour espéré dans le groupe en novembre.

Justine Braisaz-Bouchet a choisi de se préparer seule, avec son mari Julien Bouchet, hors du cadre fédéral. Ce choix a un coût. Un coût très concret qu'elle chiffre et assume publiquement. La championne olympique de mass-start sort les chiffres.

Je n'ai plus rien. C'est soit tu prends tout, soit tu ne prends rien. C'est un choix. je paie tout. C'est un choix. Je m'appuie sur mes partenaires, qui sont au courant de la situation. Je change aussi de matériel. Je passe de Fisher à Rossignol (pour les skis). L'année dernière, les stages persos m'ont coûté 30 000 euros. Cette année, j'ai tout réservé mais je n'ai pas le total en tête. Je m'appuie sur mes partenaires, qui sont au courant de la situation. Je change aussi de matériel. Je passe de Fisher à Rossignol pour les skis. Justine Braisaz-Bouchet LEQUIPE

Les règles sont claires au sein de l'équipe de France : hors du cadre, hors des aides. Elle garde la casquette tricolore et le statut d'athlète A ce qui lui garantit notamment la protection pour les deux premières Coupes du monde mais tout le reste, elle le finance elle-même. 

Elle s'appuie sur ses partenaires, qui sont au courant de la situation. Et elle change d'équipementier ski : après des années avec Fischer, elle passe chez Rossignol,  un mouvement dans l'air du temps, Fillon-Maillet ayant fait exactement le même choix cet été.

Sur le calendrier, Braisaz Bouchet sera une grande partie de l'été en Norvège. Le reste du temps, sa fille Côme sera à l'école, elle sera donc à la maison tout l'automne. L'objectif : réintégrer le groupe France pour le stage final de novembre, juste avant le début de la saison.

J'espère pouvoir réintégrer le groupe pour le stage final en novembreJe fais ma préparation sans l'appui du staff même si je garde la casquette de l'équipe de France. Habituellement, si tu es sélectionnée en équipe de France A (ce qui est son cas), tu es protégée pour les deux premières Coupes du monde. Je vais voir avec Stéphane Bouthiaux (responsable de l'équipe de France de biathlon) dans les prochains jours pour beaucoup mieux définir le cadre. Justine Braisaz-Bouchet