Braisaz-Bouchet : « Je n'ai plus rien. Je paie mes stages, mon matériel, tout. C'est un choix. »
La championne olympique détaille pour la première fois les conditions financières concrètes de sa préparation hors-cadre fédéral : zéro aide, 30 000€ de stages persos l'an dernier, passage de Fischer à Rossignol, planning estival axé sur la Norvège — et un retour espéré dans le groupe en novembre.
Justine Braisaz-Bouchet a choisi de se préparer seule, avec son mari Julien Bouchet, hors du cadre fédéral. Ce choix a un coût. Un coût très concret qu'elle chiffre et assume publiquement. La championne olympique de mass-start sort les chiffres.
Les règles sont claires au sein de l'équipe de France : hors du cadre, hors des aides. Elle garde la casquette tricolore et le statut d'athlète A ce qui lui garantit notamment la protection pour les deux premières Coupes du monde mais tout le reste, elle le finance elle-même.
Elle s'appuie sur ses partenaires, qui sont au courant de la situation. Et elle change d'équipementier ski : après des années avec Fischer, elle passe chez Rossignol, un mouvement dans l'air du temps, Fillon-Maillet ayant fait exactement le même choix cet été.
Sur le calendrier, Braisaz Bouchet sera une grande partie de l'été en Norvège. Le reste du temps, sa fille Côme sera à l'école, elle sera donc à la maison tout l'automne. L'objectif : réintégrer le groupe France pour le stage final de novembre, juste avant le début de la saison.
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