Biathlon · Allemagne 

Eisenbichler de retour et demande de la patience 

Il reconnaît des failles, annonce des changements de staff et structurels et prévient les supporters : le redressement n'est pas pour demain.

Le biathlon allemand a vécu une saison 2025-2026 difficile. La polémique des Jeux de Milan-Cortina, pas de médaille, et la retraite de Franziska Preuss, l'arbre qui cachait la forêt, qui avait tout masqué la saison précédente ont mis à nu les fragilités structurelles de cette équipe. 

Un diagnostic lucide — Preuss avait tout caché

Je comprends les attentes élevées du public, et à juste titre. Le biathlon est très populaire en Allemagne et a connu de grands succès par le passé. Mais nous devons faire le point en interne. Lors de la saison 2024-25, les succès de Franziska Preuss ont tout éclipsé, et on aurait pu croire que tout allait pour le mieux en biathlon allemand. Mais cela ne me suffit pas. Nous avons besoin de bases solides, notamment à tous les niveaux. Bernd Eisenbichler 
Lorsque Franzi a été contrainte de s'absenter plus souvent la saison suivante, la pression sur le reste de l'équipe est devenue soudainement énorme. Cela peut être particulièrement préjudiciable aux jeunes athlètes. C'est pourquoi mon objectif est d'offrir le plus grand nombre possible d'options de haut niveau à tout le monde.Bernd Eisenbichler

Des changements de staff et de structure  dans les deux programmes

Concernant le personnel, nous avons procédé à des changements au sein de l'encadrement technique du programme féminin, de l'équipe olympique aux équipes juniors. Nous avons également modifié le personnel technique et médical. Sur le plan structurel, il est important de renforcer la collaboration et la communication entre les programmes féminin et masculin. Les transitions entre les différentes équipes doivent également être facilitées. Nous souhaitons poursuivre une orientation commune sans pour autant uniformiser les pratiques. Bernd Eisenbichler

Le calendrier deux à trois cycles olympiques

Nous n'avons pas établi de calendrier précis en interne, mais à mon avis, deux ou trois cycles olympiques sont importants si nous voulons mettre en œuvre des changements substantiels. Bien sûr, cela dépend aussi du succès et des personnes impliquées. Bernd Eisenbichler

Deux à trois cycles olympiques — soit entre huit et douze ans. C'est la durée qu'Eisenbichler estime nécessaire pour reconstruire le biathlon allemand sur des bases solides. Un horizon lointain, assumé, qui tranche avec les discours habituels sur la prochaine saison.