Rybakina entre boycott, allergies et impôts
Tête de série n°2 à Rome après son élimination surprise à Madrid contre Potapova, Elena Rybakina a répondu sans détour à la presse internationale. Sur le boycott Roland-Garros, les allergies qui ont gâché sa semaine, et son amour du court Pietrangeli.
Elena Rybakina est arrivée en salle de presse du Foro Italico avec sa réserve habituelle. Deux Grand Chelems au palmarès (Wimbledon 2022, Open d'Australie 2026), 13 titres en tout, vainqueure à Stuttgart il y a moins d'un mois et éliminée dès les huitièmes à Madrid par l'inattendue Potapova.
Sur le boycott Roland-Garros « Personne ne m'en a parlé »
Aryna Sabalenka avait évoqué ici la possibilité d'un boycott d'un tournoi du Grand Chelem si les joueuses ne obtenaient pas une part plus importante des revenus. On a demandé à Rybakina si elle suivrait.
C'est une question difficile, car par le passé, il y a eu de nombreuses situations où les joueurs auraient pu s'unir et boycotter, mais cela ne s'est jamais produit. Honnêtement, je ne sais pas. Si la majorité décidait de boycotter et de ne pas jouer, alors bien sûr, je serais d'accord. Ce ne serait pas un problème. Je pense que les améliorations nécessaires ne concernent pas seulement les tournois du Grand Chelem ni l'augmentation des prix. Beaucoup de gens ignorent que les impôts sont très élevés. Même si on gagne plus, une grande partie part en impôts.
Quand on lui demande si elle participe aux discussions sur le sujet, sa réponse est tranchante et révélatrice d'un monde où les décisions se prennent sans consulter tout le monde.
Non, je ne participe pas. Personne ne m'en a parlé, ni de la WTA, ni du Conseil des joueuses, ni d'autres joueuses. Je n'y pense même pas.
Sur sa forme physique
J'aimerais me sentir mieux, car la semaine dernière, j'ai eu beaucoup de problèmes d'allergies. Ça va mieux maintenant. L'équipe et moi adaptons notre entraînement. Il faut voir comment je me sens au jour le jour. Il y a des jours meilleurs, d'autres moins. Quand il pleut, c'est le meilleur moment pour moi. Nous aurions aimé faire plus de travail physique pour préparer ce tournoi. Malgré tout, je pense que nous avons fait du bon travail.
Sur le court Pietrangeli — « Un régal pour les yeux »
Oui, j'ai joué sur le terrain Pietrangeli. C'est un terrain incroyable, avec de magnifiques statues tout autour. C'est un régal pour les yeux, et même s'y promener est un vrai plaisir. J'ai adoré jouer sur ce terrain.
Elle a aussi été questionnée sur la transition Madrid → Rome , deux terres battues mais des conditions très différentes, notamment à cause de l'altitude madrilène.
Sa réponse, pragmatique, est tout sauf une surprise : « La balle ne vole pas autant ici. J'ai l'impression que le court est un peu plus souple, donc les balles sont plus lourdes. Il faut toujours rester près de la balle et essayer de la frapper avec tout son corps. Pour l'instant, je dirais que ça se passe bien. »
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