Elise Mertens, l'invitée surprise
Après Rybakina, Elise Mertens a sorti Bouzkova 6-4 6-3 et rejoint les quarts de finale de Wimbledon pour la toute première fois de sa carrière. Un résultat historique pour la Belge.
Ce n'était pas le match le plus propre, mais c'était le match qu'il fallait gagner. Elise Mertens a commencé par passer un mauvais quart d'heure sur son service, laissé filer le break d'entrée, puis a tout renversé pour s'imposer 6-4 6-3 face à Marie Bouzkova et s'offrir son premier quart de finale en Grand Chelem sur gazon.
Le premier set a failli mal tourner — jeu de service interminable perdu, break concédé d'entrée. Mais Mertens a réagi vite, breake deux fois pour mener 3-2, tient son avantage jusqu'à 4-4 avant de servir pour le set sans trembler. Lob, smash — elle a joué. Dans le deuxième, les breaks s'enchaînent des deux côtés, mais la Belge en réalise un de plus que son adversaire et administre la manche jusqu'au bout.
La lucidité de ses mots dit tout. Mertens ne se raconte pas d'histoires — elle sait que les fenêtres de ce calibre ne s'ouvrent pas indéfiniment. Et elle assume.
Un quart de finale, tout le monde ne peut pas le jouer, et pour moi cela fait déjà un certain temps. C'est génial de pouvoir jouer un quart de finale à 30 ans. Je me sens encore très motivée. Aujourd'hui, je vais profiter, et à partir de demain, on continue. Qui sait ce qui est encore possible ?
En quarts, elle affrontera la Tchèque Lina Noskova (12e mondiale, 21 ans), qui a sorti Madison Keys en deux sets. Un profil jeune et ambitieux, mais Mertens arrive avec un argument non négligeable — son expérience des grandes occasions en double, où elle a déjà remporté six titres du Grand Chelem.
Le fait d'avoir déjà joué autant de finales de double m'aide certainement en simple. Dans ces finales, il y a beaucoup de stress, et cette expérience est utile pour garder la tension sous contrôle.
Après avoir éliminé Rybakina, puis Bouzkova, Mertens confirme qu'elle traverse le meilleur Wimbledon de sa carrière. Les demi-finales ne sont qu'un match. Et elle y croit.
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