« J'ai maîtrisé mon propre destin. J'ai retrouvé le plaisir du biathlon. »
Il avait lutté pendant des années contre lui-même, trop concentré sur la technique, incapable d'être naturel sur le pas de tir. Puis il y a eu le Grand-Bornand, la foule, et enfin Milan-Cortina. Emilien Jacquelin raconte sa libération.
Deux titres de champion du monde de poursuite, un palmarès considérable — et pourtant, des années à ne pas être lui-même sur les pistes. Emilien Jacquelin, double champion du monde de la discipline, se confie sur la lente reconquête de son identité de biathlète, avec le Grand-Bornand comme déclencheur et Milan-Cortina comme aboutissement.
La confession est claire sur ce qu'il a vécu pendant des années. Trop de pression sur la technique, trop d'injonctions extérieures, une peur de perdre qui l'empêchait de gagner.
Le Grand-Bornand comme premier déclic, la foule du Chinaillon qui l'emporte dans quelque chose qui ressemble à de l'instinct pur. Puis Milan-Cortina, deux jours après avoir frôlé la quatrième place au sprint, la poursuite olympique comme révélation avec le bronze.
La visite de Bjørndalen, l'homme aux 8 titres olympiques, la référence absolue du biathlon pendant deux décennies, n'était pas anecdotique. Elle a eu sur Jacquelin un effet libérateur. Et les courses de fin de saison qui ont suivi lui ont confirmé qu'il avait trouvé quelque chose d'essentiel.
Sur la médaille elle-même, il en parle avec une fierté qui n'est pas celle d'un palmarès, mais celle d'une victoire sur soi.
📖 À lire aussi







