Jacquelin : Le cyclisme pour garder l'envie
Emilien Jacquelin n'écarte pas les JO Alpes 2030 en biathlon mais il sait que rien n'est acquis. La concurrence des jeunes est réelle, et c'est précisément pour retrouver la faim et la motivation nécessaires qu'il s'est lancé dans le cyclisme professionnel.
Emilien Jacquelin n'est pas parti en cyclisme pour fuir le biathlon. Il y est parti pour mieux y revenir, s'il revient. Et pour rester à son meilleur niveau en 2030, il sait très bien ce qu'il lui faut conserver : la faim. Celle des jeunes qui montent.
Il ne s'illusionne pas sur la place qui l'attend au sein de l'équipe de France s'il devait revenir après sa parenthèse cycliste.
La génération montante frappe à la porte, les JO à domicile en 2030 sont une motivation collective pour tout le groupe France, et les places seront chères.
Jacquelin nomme ses propres coéquipiers de longue date , Fillon Maillet, Perrot, Claude , les représentants d'une ambition partagée qui n'est pas garantie pour autant. Même les meilleurs devront se battre pour leur place.
Ce que dit Jacquelin entre les lignes, c'est que le cyclisme n'est pas une distraction c'est un rêve, un challenge mais aussi une espèce de cure.
Retrouver l'excitation du défi, la nouveauté, l'inconfort de l'apprentissage, la pression d'un peloton professionnel.
Tout ça pour remettre dans le réservoir ce que des années de compétition au même endroit, sur les mêmes pistes, avec les mêmes cibles, peuvent parfois éroder : l'envie !
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