Émilien Jacquelin en pleine réflexion pour 2030 !

À 30 ans, Émilien Jacquelin est à la croisée des chemins.

L'Isérois, réputé pour son tir instinctif et son panache sur les skis, a traversé les Jeux de Milan-Cortina avec de belles satisfactions collectives mais aussi un petit goût d'inachevé.

Forcément, l'attribution des JO 2030 aux Alpes Françaises résonne fortement dans son esprit. Poursuivra-t-il l'aventure ? Au micro de RMC, il a demandé du temps.

« Pour tout avouer, je n'ai pas encore pris de décision. J'ai vraiment envie d'attendre la fin de saison... Je prendrai le temps au mois d'avril de réfléchir.

C'est vrai que les Jeux en France, ça me fait rêver. Aujourd'hui, j'ai cette sensation d'avoir fait les Jeux comme je le voulais, mais il y a cette petite pointe de regret en individuel.

Sur plusieurs courses j'avais de quoi faire et je ne suis pas allé le chercher. Donc si j'ai envie de réaliser ce rêve-là, eh bien il faut y retourner ! »

Mais le Français est lucide sur les sacrifices exigés :

« C'est dans 4 ans. C'est court, certains diront, mais c'est aussi long dans le sens où nos préparations attaquent le 1er mai jusqu'au 30 novembre.

C'est une vie dédiée à la prépa et aux courses. Pourquoi pas, mais j'ai besoin de faire le point. »

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La Norvège : Des rivaux, des "dingueries" et beaucoup de respect

Jacquelin est également revenu sur la guerre sportive livrée face à l'armada norvégienne. Un duel féroce sur la piste, mais empreint d'une grande humilité en coulisses.

« C'est tellement compliqué avec le tir et le côté physique, ça nous demande d'avoir de l'humilité. Des fois on peut l'ouvrir, mais on sait que 2 jours après, ça va nous rappeler à l'ordre !

Globalement, il y a beaucoup de respect. On s'entend bien avec les Norvégiens, c'est la nation avec laquelle on passe le plus de temps.

C'est un sport qui est parfois un peu soft, c'est vrai que mon tempérament est parfois un peu extrême pour le monde du biathlon... »

Il en a profité pour glisser un petit tacle affectueux à Sturla Holm Lægreid, le spécialiste des petites phrases chocs :

« Oui, il y a Sturla qui nous a fait de belles dingueries dans les médias !

Mais on est tous plutôt naturels, peut-être un peu trop, mais on a tendance à être nous-mêmes et si on a quelque chose à dire, on le dit. »