Cinquième de la mass-start finale à Oslo-Holmenkollen avec un 17/20 derrière la carabine, Émilien Jacquelin quitte la Norvège avec le sentiment du devoir accompli.
Toujours aussi spectaculaire en course, le Dauphinois a fait vibrer ses supporters jusqu'au bout.
« J'avais de bonnes jambes, j'en ai profité. Je me suis surpris, malgré les efforts des trois premiers tours.
Être capable dans le quatrième de reprendre du temps sur la tête et même dans le dernier, faire quand même un très beau tour... J'ai fait ce que j'avais à faire. »
Le pari du tir engagé
Face au vent norvégien, Jacquelin a tenté un coup tactique, à l'image de son jeune coéquipier Éric Perrot. Un choix audacieux qui fait partie de l'ADN de l'Isérois.
« Il y avait pas mal de vent aux essais de tir. Je pense qu'Éric Perrot, comme moi-même, on a voulu opter pour un tir engagé, pour ne pas perdre trop de temps sur le pas de tir.
Mais d'autres athlètes ont eu une autre idée derrière la tête, ça a payé pour eux, donc bravo. »
« Le plus régulier des irréguliers »
S'il regrette l'absence de victoire cette saison, Émilien Jacquelin se réjouit de sa 5e place au classement général mondial.
Une performance qui valide son retour au tout premier plan.
« Je suis quand même très fier d'avoir été régulier cette saison. Comme je le disais hier en rigolant, je suis peut-être le plus régulier des irréguliers.
Globalement, ça reste des très belles courses avec beaucoup de positif. Parfois ça passe, parfois ça casse. Par contre j'arrive à être moi-même et je suis content. »
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