Biathlon · Cyclisme

Jacquelin : « Les chances de succès sont de 1 à 5 %, je fonce »

Emilien Jacquelin intègre l'équipe ferme Decathlon AG2R La Mondiale pour vivre son rêve de cycliste. 

Emilien Jacquelin ne se raconte pas d'histoires. Le biathlète français, multiple médaillé aux Championnats du monde et aux Jeux olympiques, intègre l'équipe ferme Decathlon AG2R La Mondiale pour tenter l'aventure cycliste professionnelle. Conscient des obstacles, lucide sur ses chances, il fonce quand même. Parce que ne pas essayer serait le seul vrai regret.

« Un projet fou, avec de fortes chances d'échec »

Je me lance dans un projet fou, avec de fortes chances d'échec. Je ne prétends pas réussir. C'est un sport extrêmement exigeant, d'une intensité incroyable. Je veux me donner à fond chaque jour pour vivre ce rêve. En biathlon, j'ai toujours fonctionné comme une machine à rêves, avec une liste d'objectifs : quoi qu'il arrive, je fonce. Je sais pertinemment que si je ne saisis pas une telle opportunité, je le regretterai toute ma vie. Emilien Jacquelin

Un niveau supérieur au biathlon, selon lui

Jacquelin ne minimise pas le défi. Il place le cyclisme professionnel au-dessus du biathlon en termes d'intensité compétitive — et c'est lui qui le dit. Pas question pour autant de viser les monuments ou le Tour de France à court terme : l'objectif est d'abord de tenir le niveau, de progresser, de se construire dans ce nouvel environnement.

Les chances de succès sont de 1 à 5 % tout au plus. J'en suis parfaitement conscient. L'objectif n'est pas de courir Paris-Roubaix ou le Tour de France demain. C'est un autre métier, un autre sport. Emilien Jacquelin

Le podcast : Jacquelin raconte son aventure

🎙 La Tête dans le Guidon — Emilien Jacquelin