À Hérémence, au coeur du Valais, le calme est revenu, mais l'éclat de l'or olympique brille encore dans les coeurs des habitants.
C'est ici, tout près des cimes valaisannes, que vit Loïc Meillard, entouré de ses trois trophées ramenés de Milan-Cortina 2026 : le bronze du géant, l'argent du combiné et, surtout, ce titre de champion olympique du slalom qui a fait chavirer la Suisse entière.
Le jour où la Suisse a oublié ses tableaux Excel
Loïc Meillard le sait, le 16 février 2026 restera une date à part. Pendant deux minutes, la productivité du pays a chuté de moitié : des bureaux de Genève à ceux de Zurich, les regards étaient scotchés sur la manche de celui qui, enfant, rêvait devant les exploits de Didier Cuche ou Carlo Janka.
« Quand ton nom s’affiche en vert, c’est indescriptible. Ce rêve s'est construit par étapes, des courses FIS aux portillons olympiques.
Aujourd'hui, le plus beau, c’est de voir les yeux émerveillés des enfants de la commune. Rien ne surpasse le moment où tu comprends que tu as la médaille d’or. » avoue Loïc Meillard au Blick.

Un été sous le signe du berceau
Mais à 29 ans, le skieur le plus élégant du circuit s'apprête à négocier un virage bien plus important qu'un piquet de slalom.
Sa fiancée, Zoé Chastan (qu'il appelle déjà fièrement "ma femme"), attend leur premier enfant pour le cœur de l'été.
Un timing parfait qui réjouit toute la famille, à commencer par sa sœur Mélanie Meillard, déjà prête pour son futur rôle de tata.
« Je suis convaincu que devenir père permet de relativiser par rapport à une déception sportive. Ça ne met pas de pression en plus, au contraire.
Ça en enlève. Je sais qu'il y a de très belles choses à côté du ski, et devenir papa amènera peut-être encore un certain détachement. »
Le globe de cristal, le dernier défi
S'il est désormais un géant des courses d'un jour, Loïc Meillard ne veut pas s'arrêter là.
Avec cinq médailles mondiales et trois olympiques au compteur, il lui manque encore ce fameux globe de cristal, symbole de la régularité absolue sur six mois de compétition.
« Si je finis sans, je me porterai très bien, mais c’est l’objectif qui me motive chaque matin à l'entraînement », confie-t-il avec ce flegme qui le caractérise.
Pour cela il faudra battre un certain Marco Odermatt, pas une mince affaire !
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