Quentin Fillon Maillet dans un nouveau rôle

Il a déjà tout gagné, de l'or olympique au mythique gros Globe de cristal. Alors, pourquoi s'infliger encore les souffrances indicibles du haut niveau ?

Le Jurassien, en marge des championnats de France disputés ce week-end à Prémanon, a répondu aux questions du Dauphiné.

Loin de songer à la retraite, le Jurassien a faim, toujours faim, et compte bien briser les clichés sur l'âge des sportifs de haut niveau.

Une rébellion contre le "standard français"

Conscient de l'investissement colossal que représente un nouveau cycle olympique de quatre ans, le champion tricolore balaie d'un revers de main l'idée même de raccrocher les skis.

« Pourquoi je m'arrêterais ? Parce que le standard français a décidé qu'à 33 ans, on serait un peu vieux pour le sport. Ce n'est pas ma façon de penser »

« J'aime m'entraîner, j'aime faire du sport, j'aime ma vie, j'aime ce challenge et j'aime encore plus gagner. Donc voilà, pourquoi pas continuer ? [...]

Je pense que j'ai encore le droit de rêver de Globe de cristal, de médailles olympiques et de titre de champion du monde. »

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Papa en juillet : le plan d'action

Mais la véritable révolution dans la vie de Fillon Maillet n'est pas sur la piste. En juillet prochain, il endossera le plus beau rôle de son existence : celui de père.

Un bouleversement qui va nécessiter une réorganisation de son quotidien d'athlète.

« Je vais partir un tout petit peu plus tard pour la reprise. Et puis, il y a certainement la fin juillet où je ne serai pas présent avec l'équipe de France. Je vais être présent pour ces moments avec ma compagne », annonce-t-il.

Cependant, hors de question pour le compétiteur de faire les choses à moitié. S'inspirant de ceux qui ont déjà réussi ce pari , il compte amener sa famille au plus près de l'action :

« Si j'arrive à faire venir plus régulièrement ma compagne et ma famille sur les stages, sur les compétitions, ce serait bien.

Je vais essayer de ne pas faire de compromis, mais de trouver des solutions qui marchent.

Et puis on l'a vu, Martin Fourcade l'a fait, Johannes Boe l'a fait, Justine Braisaz-Bouchet le fait aussi. »