Russell, 43 pts derrière Antonelli, après son abandon au Canada
George Russell avait le GP du Canada dans la poche. Parti en pole, il menait au tour 30 quand son groupe propulseur l'a lâché. Antonelli a gagné, creusé l'écart à 43 points.
En arrivant à Monaco, Russell aurait pu baisser les bras ou s'énerver. Il fait tout le contraire : il relativise avec l'histoire du championnat, rappelle qu'il reste 17 courses, et pose la seule vraie question, si on pole et si on gagne partout d'ici la fin, le titre est là.
Sur Monaco, il est le seul à reconnaître clairement ce que tout le monde pense : Ferrari va dominer le week-end.
« C'est juste la course, c'est comme ça que ça se passe. Parfois ça va dans ton sens, parfois contre toi. Sur la durée d'une saison, ces choses s'équilibrent généralement. Si je continue à me qualifier en pole, à me battre pour les victoires et à mener des courses, la tendance finira par s'inverser je ne suis pas trop inquiet. On a encore 17 courses. »
Sur son état d'esprit dans la course au titre« Ces choses s'équilibrent toujours à un moment donné. Et comme vous le dites, je n'ai rien à perdre. Je vais juste sortir et profiter de chaque course. C'est encore entre mes mains. Si tu prends la pole et gagnes chaque course d'ici la fin de la saison, tu gagnes le championnat. C'est mon objectif. Bien sûr, c'était frustrant au Canada, mais ça fait partie de la course. Il n'y a pas que du soleil et de la gloire. »
Sur les précédents historiques de champions qui ont traversé des galères« En regardant les championnats du passé, je ne pense pas qu'il y ait jamais eu une saison où le vainqueur n'a pas eu une forme de malchance à un moment donné. Même Lando l'an dernier a eu une panne à Zandvoort et une disqualification à Las Vegas. Max en 2021, un pneu a éclaté en Azerbaïdjan. Il y a toujours quelque chose qui va contre vous en tant que pilote. J'ai eu ma dose. Peut-être que c'est la dernière fois et que tout s'inverse. »
Sur les chances de Monaco pour Mercedes« Il est clair qu'une grande partie de notre avantage sur Ferrari vient du groupe propulseur et à Monaco, avec peu de lignes droites, cet avantage est substantiellement réduit. On sait que Charles et Ferrari ont toujours été très forts ici. On s'attend à ce qu'ils soient probablement les plus rapides ce week-end, mais j'espère me tromper. En 2021, Leclerc était en pole alors que la voiture n'était pas si forte. En 2024 et 2025, il était en première ligne. On sera dans la bagarre, mais ça ne va pas être aussi simple que les dernières courses. »
— George Russell, conférence de presse GP Monaco 2026
