Vainqueure à l'arraché de la Mass Start de Nove Mesto, Julia Simon a prouvé une fois de plus qu'elle est la reine du "money time".
Malgré la fatigue et les tentatives de ses adversaires pour la décrocher, la Française a tenu bon avant de porter l'estocade finale.
"J'ai débranché le cerveau"
Après avoir fait "le yoyo" toute la fin de boucle, Simon a basculé dans une autre dimension mentale. Quand la douleur devient insupportable, c'est la tête qui prend les commandes.
« Il ne faut pas m'avoir sur le porte-bagages sur un dernier tour... J'ai débranché le cerveau.
Quand tu es en confrontation, tu as envie d'être la meilleure. C'est l'adrénaline qui parle. Il n'y a plus rien qui compte. » explique t'elle au micro de l'Equipe.
Dans ces moments de confrontation directe, Julia Simon décrit une véritable métamorphose. Elle ne calcule plus, elle ne reconnaît plus personne autour d'elle.
« Je me dis juste : "Pousse, encore, encore". Il y a un instinct animal. Je deviens un animal sur ces moments-là », confie-t-elle.
Une mise en garde brutale pour la concurrence, à quelques jours des Jeux Olympiques.