Dans le podcast « Extrarunde », l’entraîneur de l’équipe masculine allemande n’a pas utilisé de pincettes pour analyser le déclin de ses troupes.
Pour lui, le mal est profond, et il n'est pas physique : c’est un manque de confiance en soi dévastateur qui ronge le biathlon allemand de l’intérieur.
« J’ai été surpris par leur faible confiance en eux. Les jours d’entraînement précédant les compétitions, la qualité se détériorait de jour en jour car la peur de la compétition s’intensifiait.
J’étais extrêmement surpris et j’ai essayé d’intervenir à plusieurs reprises. »
Le complexe d'infériorité
Selon Reiter, ses athlètes sont victimes d'une fascination paralysante pour leurs rivaux.
Au lieu de se concentrer sur leurs propres atouts et sur la qualité du système de formation allemand, ils passeraient leur temps à scruter les performances des Norvégiens et des Français.
« Il y a un joli dicton : les gagnants regardent les gagnants et les perdants ne regardent que les gagnants.
Nous devons apprendre à nous concentrer davantage sur nous-mêmes », assène l'entraîneur avec une franchise rare à ce niveau.
Pas de leader, mais une force collective à reconstruire
Reconnaissant que l'Allemagne ne possède actuellement aucun « athlète de haut niveau capable de dominer la course », Reiter mise sur l'unité d'équipe.
Il espère que l'alternance de performances entre différents athlètes pourra, à terme, masquer ce manque de leadership individuel.
« Reconquérir le sommet du classement mondial ne sera pas une mince affaire.
L’équipe allemande a encore un long chemin à parcourir, qui sera semé d’embûches et nécessitera un travail acharné. »
Un vent de changement chez les dames
Alors que Tobias Reiter et Jens Filbrich ont été confirmés dans leurs fonctions pour la saison prochaine, le grand ménage a eu lieu chez les femmes.
L’Autrichienne Sandra Flunger arrive pour tenter de redresser la barre, signe que la Fédération allemande (DSV) cherche des solutions pour ne pas voir le biathlon s'éteindre outre-Rhin.
📖 À lire aussi
