Biathlon — La libération de Jeanmonnot

Brillante sur la piste d'Otepää, 3e du sprint disputé aujourd'hui, Lou Jeanmonnot s'est non seulement invitée sur le podium du sprint derrière Julia Simon et Lisa Vittozzi, mais elle a surtout sécurisé le petit globe de la spécialité.

Une véritable libération pour la Française, qui traversait une période de doute.

Une course maîtrisée malgré le vent

« Je suis vraiment contente d’avoir validé le 10/10 au tir aujourd’hui », a-t-elle expliqué à chaud au micro de la chaîne L’Équipe. L'exercice n'était pourtant pas simple face aux bourrasques estoniennes.

« Ce n’était pas évident avec un petit peu d’air. J’avoue que j’ai hâte de débriefer avec les coachs de tir parce que je trouve que mon tir debout n’était pas très, très clean. En général, c’était une course bien dure, je suis contente de la perf du jour. »

Le poids d'un mental défaillant à Kontiolahti

Mais au-delà de l'analyse technique, Lou Jeanmonnot a surtout tenu à fendre l'armure sur son état psychologique après sa déconvenue en Finlande quelques jours plus tôt.

« À Kontiolahti, il y avait de la peur et un manque d’engagement qui étaient liés à mon manque d’envie », avoue-t-elle sans détour. « Un manque d’envie qui venait du fait que je voulais bétonner mes points au classement général et d’arriver directement à Oslo avec plus que trois courses à faire. »

Le retour de la flamme

Écrasée par l'enjeu et par cette stratégie calculatrice, la Doubiste a dû opérer un profond travail sur elle-même pour retrouver le chemin du podium.

« J’ai un peu bossé sur ce qui devait me redonner de l’envie sur les dernières courses de la saison. C’était la base à retrouver », sourit-elle aujourd'hui, délestée d'un poids immense.

« Je n’y suis pas allée à reculons aujourd'hui. Il y avait de l’envie, de la volonté, tout ce qui manquait la semaine dernière. »