La consécration pour Rybakina

Elle est connue pour son visage impassible, cette fameuse "Ice Queen" qui ne laisse rien transparaître.

Mais après sa victoire magistrale à l'Open d'Australie, Elena Rybakina a fendu l'armure, par des mots simples et efficaces, comme son jeu.

La Kazakhe a confié que le chemin vers ce deuxième Grand Chelem (quatre ans après Wimbledon 2022) avait été semé de doutes. Elle savoure aujourd'hui sa revanche sur le destin et sur Aryna Sabalenka.

Le fantôme de 2023 enfin exorcisé

Pourquoi a-t-elle gagné cette fois, alors qu'elle avait échoué contre la même adversaire, au même endroit, il y a trois ans ?

La réponse est tactique. Rybakina a appris à la dure : contre une frappeuse comme Sabalenka, attendre est un suicide.

« La dernière fois... Aryna avait vraiment haussé son niveau, elle avait tenté de nombreux coups », se souvient-elle.

Cette année, changement de plan radical : « Je savais que je ne devais pas juste attendre qu'elle fasse la faute... Je savais que si j'avais la chance de mener, je devrais aussi prendre des risques et y aller à fond. »

La traversée du désert : "Je pensais que c'était fini"

C'est la révélation la plus marquante de sa conférence de presse. Entre les blessures et les déceptions, Rybakina a cru un instant qu'elle serait la femme d'un seul titre Majeur.

« Comme tout le monde, j'ai douté... » « Il y a eu des hauts et des bas, évidemment. Comme tout le monde, je pense, je me suis parfois dit que je ne jouerais plus jamais une finale de Grand Chelem. Mais nous avons travaillé dur... Quand je n'étais pas très positive, mon équipe était là pour me remonter le moral. »

Wimbledon vs Melbourne : De l'insomnie à la sérénité

La différence entre la Rybakina de 2022 et celle de 2026 ? Le sommeil. La championne a raconté avec transparence comment l'expérience a transformé sa gestion du stress.

« À Wimbledon, pendant les demies, et même les quarts, je ne dormais pas bien », avoue-t-elle.

« Ici, j'ai très bien dormi. Maintenant, j'ai plus d'expérience... Comme me le dit souvent mon coach, si je perds, j'aurai une chance de gagner dès la semaine suivante. »

La vraie patronne, c'est elle

En éliminant successivement Iga Swiatek et Aryna Sabalenka durant la quinzaine, Rybakina n'a pas volé son titre.

Elle a battu les deux taulières du circuit pour reprendre sa place à leur table et reste sur 20 victoires sur ses 21 derniers matches.

Dès lundi, Rybakina pointera, derrière les deux autres, à la 3e place mondiale.

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