Del Toro : « Je suis sans voix — la pression est un privilège »
Maillot blanc assuré à Paris, le Mexicain se confie avec une émotion rare : la maladie cachée, les larmes derrière les lunettes et l'amitié de Pogacar.
La maladie cachée — trois semaines à tenir debout
« Je suis sans voix. C'est une expérience absolument incroyable. La pression est un privilège, et aujourd'hui, je l'ai vraiment ressentie. C'est la première fois que j'abordais la troisième semaine du Tour de France, et ça n'a pas été facile. J'ai commencé en très bonne position, mais ce n'est un secret pour personne que j'ai eu des difficultés et qu'il y a eu une maladie dans l'équipe.
J'ai essayé de cacher ma faiblesse et d'empêcher les autres de s'en apercevoir en disant que j'allais bien, mais ce n'était pas vrai. Ces trois derniers jours ont été très difficiles, d'une manière différente de d'habitude. »
Les larmes derrière les lunettes — et Pogacar, un grand ami
« Mes coéquipiers ont pris grand soin de moi. Je ne sais pas pourquoi ils m'ont autant soutenu ; ils voulaient me voir atteindre des sommets dont je n'avais fait que rêver. Tadej s'est révélé être un grand ami. Je ne pourrais pas me sentir plus privilégié qu'aujourd'hui.
Si vous aviez pu voir à travers mes lunettes pendant l'étape, vous auriez vu à quel point j'étais ému et sans voix. »
Le maillot blanc à Paris — savourer l'instant
« C'est merveilleux de porter ce maillot blanc à Paris. C'est parfait. Nous sommes venus ici pour nous battre jusqu'au bout et tenter de le gagner, et je suis très heureux d'avoir été à la hauteur des attentes. Désormais, je veux juste savourer l'instant présent. La souffrance est derrière moi. Demain, c'est le dernier jour, et on verra simplement comment les choses se dérouleront. »
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