Gledhill au 50 km d'Oslo : bières, spiritueux et vomissements sur la piste
Le Britannique Gabriel Gledhill a transformé le 50 km de Holmenkollen en beuverie à ciel ouvert. Dix à douze bières, cinq à six verres de spiritueux, des vomissements sur le parcours. Une scène inadmissible dans la cathédrale du ski de fond mondial.
Un 50 km transformé en tournée des bars
À Holmenkollen, le ski de fond est une religion et le temple a rarement connu pareille profanation.
Alors que le Norvégien Einar Hedegart s'imposait sur le mythique 50 km, le Britannique Gabriel Gledhill, 22 ans, s'arrêtait à de multiples reprises le long du parcours pour trinquer avec le public.
S'arrêtant à de multiples reprises pour trinquer avec la foule, Gledhill a sombré dans l'excès le plus total. Il a terminé la course dans un état lamentable, après avoir vomi sur le parcours, au milieu du peloton féminin, parti 45 minutes après lui.
Il faut saisir toutes les occasions. S'ils vous jettent de la bière, vous devez l'attraper. J'ai consommé dix ou douze bières et cinq ou six verres de spiritueux, dont du Jägermeister. À la fin, je tenais à peine debout. C'était dur, mais j'ai tenu le coup.
— Gabriel GledhillUne scène surréaliste dans la cathédrale du ski nordique
Gledhill, qui s'entraîne pourtant en Norvège avec l'équipe Aker Daehlie, a franchi la ligne d'arrivée dans un état que les mots peinent à décrire.
Son comportement est indigne d'un sportif qui se dit de haut niveau et la FIS devrait prendre immédiatement ses responsabilités afin de suspendre ce clown.
L'ambiance brumeuse d'Oslo, comme chaque année, a également vu d'autres scènes limites, comme ce groupe de supporters finlandais proposant aux skieurs en course un mélange de vodka à la vanille et de Pepsi Max, qualifié ironiquement de « boisson énergisante respectable ».
L'indignation en Norvège
En Norvège, la presse réagit avec une virulence rare face à ce qui est perçu comme un manque de respect total pour l'institution d'Holmenkollen. Si le public est habitué aux libations sur le bord des pistes, voir un athlète professionnel transformer un 50 km en pub crawl passe très mal.
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