Sur la piste balayée par les vents d'Otepää, Éric Perrot a vécu un petit cauchemar lors de la poursuite.
Onzième à l'arrivée, le leader de la coupe du monde s'est montré très dur envers lui-même et n'a pas caché sa frustration au micro de la chaîne L’Équipe.
« C’est une catastrophe la course », a-t-il lâché, les traits tirés par l'effort et l'agacement. « J’ai galéré, je ne comprends pas pourquoi mais j’avais une grosse tendance avec le vent sur le premier tir couché. C’était pénible. Je corrige avec les consignes du coach sur le deuxième tir, ça rentre. Mais ensuite au debout, je n’arrive pas à trouver les solutions. »
La bataille perdue contre les éléments
Sur un pas de tir transformé en véritable loterie par les rafales, le Savoyard a tenté de jouer de malice, en vain.
« Il y avait du vent, bien évidemment c’est dur, c’est une bataille. J’essayais d’être plus offensif quand il y avait moins de vent pour prendre l’opportunité et ça n'a pas très bien marché, bref... »
Comme si la galère derrière la carabine ne suffisait pas, le mauvais sort s'est également acharné sur lui sur la piste. Éric Perrot a dû composer avec d'importants pépins matériels qui ont ruiné ses efforts physiques.
« Je casse une canne en sortie de pas de tir, et un autre coup on me marche sur la canne. Faire un début de bosse sans bâton, ça crame, j’avais besoin de récupérer derrière. C'était une bataille de A à Z », soupire le Français.
« Ça conclut une vilaine ou une bonne onzième place, je ne sais pas quoi en penser. » Un repos bien mérité s'impose avant de remettre les pendules à l'heure lors de la prochaine étape.
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