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Johannes Dale

Photo : Nordic Focus

"J'ai vécu quelque chose de similaire et c'est vraiment brutal"

Biathlon - Johannes Dale-Skjevdal réagit à l'exclusion de Strømsheim et Sørum de l'équipe élite norvégienne. De son côté, Bjørndalen, soutient la fédération.

Biathlon 🇳🇴 Norvège

Dale-Skjevdal : « C'est brutal »
L'exclusion qui divise le biathlon norvégien

La Norvège vient de rendre public sa composition d'équipe élite pour la saison prochaine. Deux noms manquent à l'appel : Endre Strømsheim et Vebjørn Sørum, deux biathlètes qui avaient leur place dans le groupe A. Le nouveau directeur sportif Lars Mæland et le staff ne l'ont pas entendu ainsi et ils assument leur décision. 

« C'est vraiment brutal. J'ai vécu quelque chose de similaire. Peu importe comment on le voit, je pense que c'est brutal. Je sais qu'ils travaillent à se construire un quotidien digne. On ne peut nier que se faire mettre dehors comme ça, c'est une sensation horrible. »

Johannes Dale-Skjevdal, à TV2 

Dale-Skjevdal choisit l'empathie  et c'est courageux quand on fait partie de ceux qui sont restés. Le biathlète de Lillehammer (28 ans) ne prend pas position contre la fédération, mais il refuse de minimiser le choc humain que représente une telle éviction.

Ce genre de prise de parole, en plein entre-saison, n'est pas anodine dans le vestiaire norvégien.

Face à cette lecture, Ole Einar Bjørndalen tranche dans un sens diamétralement opposé. Le monstre sacré du biathlon défend la fédération et ses choix sans ambiguïté.

« La nationale masculine norvégienne a un problème de luxe. Il aurait pu y avoir dix athlètes en équipe. Strømsheim et Sørum ont connu une saison décevante par rapport aux attentes. L'un a eu des problèmes de dos, l'autre d'autres difficultés. Ce n'est pas facile de faire des choix »

Ole Einar Bjørndalen

Bjørndalen a raison sur un point : la profondeur du biathlon norvégien masculin est un cas à part en Europe. La concurrence interne est si féroce que des athlètes capables de podiums en Coupe du Monde peuvent se retrouver hors équipe, ce qui n'est pas forcément normal d'un point de vue sportif. 

Mais Dale-Skjevdal a raison sur l'essentiel : quelle que soit la logique choisie, ça reste brutal pour ceux qui vivent ça de l'intérieur.