🎾 Wimbledon 2026 · Finale

Sinner : « Cinq Grands Chelems — ce ne sont que cinq jours parmi tant d'autres »

Champion de Wimbledon 2026 face à Zverev, l'Italien livre une conférence de presse au niveau de son tennis : posé, lucide, et d'une sérénité rare.

Sa philosophie du Grand Chelem

« Honnêtement, je ne pense pas que ce soit un soulagement. La seule chose qui me rend vraiment heureux, c'est de donner le meilleur de moi-même chaque jour. Ne pas gagner un Grand Chelem n'est pas un échec. Ce sont des moments extrêmement rares. J'en ai gagné cinq dans toute ma vie. On parle de cinq Grands Chelems, mais au final, ce ne sont que cinq jours parmi tant d'autres. Il faut juste en profiter.

Aujourd'hui a été une journée très difficile. Même si je perdais, ça resterait une belle journée. Jouer une finale de Grand Chelem est quelque chose de tellement rare et exceptionnel. »

Son respect pour Zverev

« J'ai beaucoup de respect pour Zverev, car il réalise quelque chose d'incroyable. Son jeu ne cesse de progresser. Et c'est justement ce qui le rend si passionnant : avoir toujours quelqu'un qui vous pousse à vous dépasser. Nous espérons que Carlos reviendra aussi, car le tennis a besoin de lui. La présence de Novak et l'arrivée de tous ces jeunes talents sont vraiment fantastiques. Malgré tout, il faut toujours travailler dur. »

La clé tactique — service et confiance

« Je pense que le tennis est avant tout une question de confiance. Quand on a confiance, jouer au tennis paraît plus facile. Je trouve toujours plus aisé de retourner la balle quand on est mentalement sûr de pouvoir tenir son service. Face à Sascha, quand il sert comme ça, c'est vraiment très difficile de le breaker, surtout sur une surface comme celle-ci.

J'ai essayé de trouver le bon endroit pour servir, surtout dans les moments cruciaux — comme le tie-break du deuxième set. Contre des serveurs puissants, on peut se retrouver mené 5-4 en un instant. De mon point de vue, il est plus important d'essayer de conserver son service, et on verra ensuite ce qui se passe au retour. »

La loge royale

« Ce n'était pas facile — tellement de respect, je ne sais jamais où s'arrête la limite. On voit bien leur passion pour le tennis. Être là pendant quatre heures, au soleil, sous cette chaleur... J'ai demandé aux gars s'ils jouaient encore. Ils sont ravis, oui, tout à fait. Avoir toute la loge royale présente pendant environ quatre heures, c'est incroyable. C'est aussi pour ça qu'on aime jouer au tennis. »

Les détails qui ont décidé de la finale

« Le match a commencé avec la chaleur et le vent ; il était très difficile de breaker, surtout côté loge royale car on jouait contre le vent. J'avais beaucoup de mal à retourner son service. Puis, à un moment, le soleil s'est couché, et on ne voyait plus très bien la balle.

J'ai eu mes chances. Au début du troisième set, à 0-30, j'ai pris quelques mauvaises décisions. C'est le tennis — on ne peut pas être parfait pendant quatre ou cinq heures. J'ai juste essayé d'accepter la situation et d'être le plus présent possible avec la bonne attitude. Je pense que c'était la clé aujourd'hui. »