Derrière l'image d'un monstre de sang-froid capable de blanchir cinq cibles en moins de vingt secondes, se cache aussi une athlète parfois fragile.
Impériale sur la mass-start de Kontiolahti, Julia Simon a pourtant révélé avoir frôlé la panne sèche avant même le départ de la course.
« J'avais besoin qu'on me secoue »
« Je pense que c'est une victoire que j'ai été chercher, où j'ai su compter sur mes qualités et mes points forts. Et oui, je suis très contente de cette victoire », a d'abord confié la Savoyarde, avant de dévoiler les coulisses de sa matinée difficile.
« Ce matin, je me sentais très usée mentalement. J'ai eu une petite discussion avec les coachs où j'avais besoin qu'on me secoue un petit peu, qu'on me remobilise.
Et puis, ça m'a fait du bien. Et puis après, sur la piste, j'ai joué avec mes points forts. J'ai vraiment réussi à tirer mon épingle du jeu. »
L'instinct de prédatrice sur le dernier tir
« Je me disais juste avant d'arriver sur le pas de tir, ‘’t'adores ces situations. T'aimes rentrer en tête sur un dernier tir. T'aimes les tirs en confrontation. Donc, fais-toi plaisir, amuse-toi et va au bout’’.
C’est vrai que c'était très plaisant de pouvoir m'installer à la 1 et sentir qu’Elvira était juste derrière moi, que j'étais dans le jeu pour la gagne en Coupe du monde. »
Un petit globe en vue ?
Désormais parée du dossard rouge de leader de la spécialité, Julia Simon a un but clair en tête pour la grande finale d'Oslo : remporter le globe de la mass-start.
« Forcément que ce sera un objectif. C'est quelque chose qui va m'aider à tenir, à rester bien là mentalement, qui va me motiver.
C'est vrai que c'est bien d'avoir ce genre de petits objectifs.
C'est la seule course où j'ai pu toutes les disputer avec mon début de saison où j'étais absente et la maladie que j’ai eue en janvier.
J'ai envie de me donner les chances d'aller chercher ce globe. »
📖 À lire aussi

