Julia Simon a tout réussi

On ne peut pas reparler de cette saison historique sans rembobiner et revenir sur le procès du 24 octobre (2025) et cette condamnation à trois mois de prison avec sursis pour vol et fraude à la carte bancaire.

Dans un entretien accordé à RMC, Julia Simon lève le voile sur la manière dont elle a transformé cette "sale période" en carburant pour aller chercher l'or à Milan-Cortina.

« Forcément, le moment n'a pas été agréable. C'était très difficile. Je l'ai vécu comme dans un tunnel où j'avais un objectif et je voulais aller au bout.

Je me suis dit : "De toute manière, la meilleure des réponses ce sera sur la piste, ce sera les Jeux olympiques". »

Une grande force mentale

La biathlète des Saisies confie avoir été au bord du gouffre, se posant même la question d'arrêter sa carrière sous la pression médiatique.

Mais sa passion pour le sport et l'encadrement des coachs l'ont maintenue à flot.

« Peut-être que oui, des fois, je me posais la question de savoir si ça vaut le coup de continuer...

Mais en fait j'aime trop mon sport. J'avais mon objectif et je suis partie là-dedans à fond. »

Simon220326mn018754 (1).JPG

Le pacte secret avec "Paulo" Giachino

Pour Julia Simon, ces Jeux n'étaient pas qu'une simple revanche, ils étaient l'exécution d'un plan mûri dans l'ombre avec son coach de tir, Jean-Paul Giachino.

« Oui, j'avais fait un pacte avec Jean-Paul Giachino. Cela faisait partie de notre pacte d'aller chercher l'or olympique en individuel, le titre qui me manquait. »

Un contrat rempli de la plus belle des manières, agrémenté d'une domination collective sans partage chez les femmes.

Un bilan « inespéré » pour la patronne

Avec trois médailles d'or (Individuel, Relais féminin, Relais mixte) et une médaille d'argent sur la Mass Start, le bilan est tout simplement phénoménal.

« Une fois que ces Jeux sont passés, je me dis que oui, c'était incroyable. C'est juste presque inespéré en fait. C'était vraiment fou. »

La saison s'est tellement bien déroulée que Julia Simon semble désormais prête à repartir pour quatre ans.