🎿 Biathlon · Johanna Puff 🇩🇪 · Myocardite

Johanna Puff donne de ses nouvelles sur sa myocardite 

Effondrée en course à Obertilliach en décembre, la jeune biathlète allemande de 23 ans livre à xc-ski.de le récit d'une saison brisée par une myocardite et d'un retour à construire, sans pression, pas à pas.

Johanna Puff avait 23 ans, était championne d'Europe individuelle 2025 de Val Martello, et l'avenir devant elle. En décembre, à Obertilliach, lors d'une poursuite de Coupe IBU, elle s'est effondrée. Myocardite, inflammation du muscle cardiaque. Fin de saison immédiate. Et une longue traversée du désert qui a bien failli tout emporter.

Je mentirais si je disais que je n'avais pas pensé à tout abandonner. Johanna Puff — xc-ski.de

Les signaux d'alerte existaient pourtant bien avant l'effondrement. Depuis l'été, son corps envoyait des signaux mais sans diagnostic, impossible de les interpréter.

Je n'avais presque plus d'énergie et je dormais mal. À cela s'ajoutait un accident de vélo qui avait nécessité une intervention chirurgicale et plusieurs rhumes qui m'avaient affaiblie à plusieurs reprises. Johanna Puff

À Obertilliach, c'était la troisième course du week-end. Elle était déjà à bout. Ce qui s'est passé sur la piste de poursuite n'était pas une défaillance ordinaire.

J'ai ressenti une forte pression dans la poitrine, j'avais du mal à respirer et j'ai fait deux crises de panique. Johanna Puff

Paradoxalement, le diagnostic a apporté un soulagement. Enfin un mot sur ce qui se passait, même si ce mot signifiait l'arrêt total. La reprise d'entraînement a débuté en février, progressivement, avec son lot de doutes.

Je me suis souvent demandé comment je pourrais revenir au sport de haut niveau. Johanna Puff

Aujourd'hui, la Bavaroise regarde vers l'avenir avec une lucidité nouvelle. L'objectif est là, retrouver la scène internationale, mais sans la pression qui l'a peut-être précipitée dans cette situation.

Bien sûr, je veux rejouer au niveau international, mais je ne me mets aucune pression. Je ne peux pas me permettre d'avoir peur de m'entraîner intensément, sinon autant tout abandonner. Johanna Puff