Jens Burman prend sa retraite : « La motivation est moins vive »
À 31 ans, le fondeur suédois Jens Burman met un terme à sa carrière sur le circuit international. Absent sur le circuit coupe du monde en 2025/2026, il annonce sa décision sur Instagram avec la sérénité d'un homme qui sait ce qu'il a accompli.
Jens Burman range les skis. Le fondeur d'Åsarna, 31 ans, a officialisé ce vendredi sa retraite du ski de fond de haut niveau via un message posté sur Instagram. Une décision que les observateurs pressentaient après une saison 2025/26 blanche sur le circuit mondial.
Depuis mon enfance, ma passion pour le ski de fond a toujours été immense, alimentée par le désir constant de me surpasser et de toujours progresser. Cette motivation est moins vive aujourd'hui, et il est temps pour moi de me fixer de nouveaux objectifs. Je n'ai jamais réalisé tous mes rêves, mais ce parcours m'a offert d'innombrables souvenirs et expériences extraordinaires qui me sont très précieux.
Une saison blanche qui a tout dit
La décision est logique, même si elle peut surprendre par son timing. Burman n'avait pas couru la moindre étape de Coupe du monde en 2025/2, une saison ratée, qu'il n'a pas commentée publiquement en détail.
Pour un fondeur qui avait signé deux victoires en Coupe du monde en relais lors des deux saisons précédentes (Goms 2024, Engadin 2025) et décroché le bronze aux Mondiaux de Trondheim en mars 2025, l'absence totale du circuit signalait que quelque chose s'était brisé.
Son message confirme ce que beaucoup avaient compris : l'envie de souffrir, de se préparer, de performer n'était plus là. Et Burman a eu la lucidité de ne pas forcer.
Un palmarès de collectif, une trace individuelle
Le bilan de Burman est à l'image de sa carrière : celui d'un homme de relais, d'un maillon fort dans un collectif suédois qui a longtemps vécu dans l'ombre écrasante de la Norvège.
Jamais champion du monde individuel, jamais vainqueur d'une grande classique en solo. Mais présent à chaque Mondial depuis Seefeld 2019, régulièrement dans le top 10 sur les distances, et décisif dès lors qu'il fallait porter le dossard avec ses coéquipiers.
On se souviendra surtout de sa formidable performance sur le 50km des mondiaux 2021, lorsqu'il a longtemps tenu tête à Bolshunov, Iversen, Krueger et Holund.
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