Biathlon — Les confessions de la numéro 1 mondiale

C'est la fin d'une attente insoutenable et la guérison d'une blessure profonde.

En se classant 6e du sprint d'Oslo-Holmenkollen, Lou Jeanmonnot s'est officiellement assurée de remporter le classement général de la Coupe du monde.

Un sacre qui vient chasser les fantômes de la saison dernière, où une terrible chute lors de l'ultime course l'avait privée du gros globe à la dernière seconde.

Chasser les démons du passé

Interrogée après sa course sur la chaine l'Equipe, la nouvelle reine du biathlon mondial n'a pas caché son immense soulagement d'avoir enfin conjuré le mauvais sort.

L'attente de la validation mathématique de son titre commençait à peser lourdement sur ses épaules.

« Je m'étais dit que je ne voyais pas ce qui pourrait m'arriver après avoir vécu tout ce qui s'est passé l'an dernier. Donc je suis vraiment contente d'avoir bouclé la boucle aujourd'hui.

Le fait que ce soit quasiment évident, mais que ce ne soit pas fait, c'était un entre-deux qui était vraiment désagréable. »

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Biathlon : êtes-vous vraiment calé ?
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Une bataille de chaque instant

Refusant de se reposer sur ses lauriers, la Doubiste a tenu à rappeler l'exigence extrême de cette fin de saison.

« Je n'avais pas envie de tomber dans le "oui de toute façon, ça va venir tout seul en faisant du naturel" parce que mine de rien, il faut se battre », confie-t-elle avec lucidité.

« Les courses de fin de saison sont difficiles et il faut vraiment que je me dépouille à chaque fois. C'était vraiment un objectif de rester pro et le plus naturel possible.

Ça va faire du bien de pouvoir profiter des dernières courses avec encore de beaux objectifs à aller chercher. Mais il y aura ce poids en moins finalement. »

Un hommage vibrant à son « clan »

Au sommet de son art, la championne a tenu à dédier ce globe de cristal à toutes les personnes de l'ombre qui l'ont construite. Une déclaration d'amour bouleversante à sa famille et à ses mentors.

« J'ai eu la chance lors de ma carrière d'être extrêmement bien entourée depuis toute jeune, avec mes parents, et dans un sens plus large, ma famille qui me soutient.

Il n'y a pas un seul membre de ma famille qui ne regarde pas le biathlon et qui ne me soutient pas.

Et puis après la chance d'avoir eu des entraîneurs formidables de A à Z, que ce soit ceux qui m'ont donné la passion et l'envie de skier, ceux qui m'ont appris à aimer l'entraînement et ceux qui m'ont appris à devenir plus performante. »